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Ecoles, entreprises, malades chroniques… Comment le Gouvernement veut développer le "sport santé"

Le Gouvernement a dévoilé vendredi 5 septembre sa stratégie nationale "sport santé" 2025-2030, qui repose sur 12 mesures pour développer l'activité physique en milieu scolaire, en entreprises et dans le cadre thérapeutique.

08/09/2025 Par Aveline Marques
Santé publique
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"Face à la montée de la sédentarité, à la progression des maladies chroniques et aux enjeux croissants de santé mentale, l’activité physique s’impose comme un levier majeur de santé publique", considère le Gouvernement. Dans un communiqué commun diffusé vendredi 5 septembre, Elisabeth Borne (ministre de l'Education nationale et de l'Enseignement supérieur), Marie Barsacq (ministre des Sports, de la Jeunesse et de la Vie associative), Catherine Vautrin (ministre du Travail et de la Santé) et Yannick Neuder (ministre chargé de la Santé et de l'Accès aux soins) annoncent le lancement de la stratégie nationale sport santé 2025-2030.

Cette stratégie "fixe une feuille de route ambitieuse, articulée autour 12 mesures concrètes, pour lever les freins à la pratique sportive et accompagner chaque Français quel que soit son âge, son état de santé ou ses conditions de vie".

Pour promouvoir le sport, un "mois de l'activité physique" sera organisé dès 2026 avec des "activités gratuites partout en France", annonce le Gouvernement, qui indique par ailleurs que 550 "maisons sport santé" seront déployées sur tout le territoire.

La stratégie prévoit également la généralisation des 30 minutes d'activité quotidienne à l'école primaire et dans les établissements médico-sociaux (ESMS). Les élèves de 6e passeront un test d'aptitude physique qui permettra de "repérer" et d'orienter les collégiens ayant besoin d'un "accompagnement spécifique".

Le Gouvernement ambitionne de développer la pratique sportive en entreprise, et notamment dans la fonction publique. L'un des objectifs est de "réduire les arrêts de travail liés à des pathologies évitables par une activité physique régulière (TMS, stress, troubles métaboliques…)".

Soulignant que "l’activité physique est essentielle pour mieux vivre avec une pathologie, prévenir la perte d’autonomie, améliorer la santé des patients et réduire les coûts pour le système de santé", l'exécutif entend accentuer le recours à l'activité physique à des fins thérapeutiques. L'activité physique adaptée (APA) sera intégrée dans les parcours coordonnés renforcés de prise en charge de maladies chroniques "en fonction des recommandations HAS". Il s'agira également de "définir les conditions et modalités de prise en charge financière par l'assurance maladie de programme d'APA sur prescription".

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