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Arrêts maladie : Lecornu pointe une "dérive très préoccupante"

Le Premier ministre a sonné l’alerte sur le nombre d’arrêts maladie prescrits, en amont d’une réunion des ministres à Bercy sur les finances publiques. 

30/03/2026 Par Alexis Vignais
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Sébastien Lecornu, Premier ministre, a abordé la question du nombre d'arrêts maladie prescrits, vendredi 27 mars, en introduction d’une réunion à Bercy. "On a une dérive très préoccupante sur le terrain budgétaire des arrêts maladie. Ça fait partie des points, si on les traite trop tard dans l’année, on ne pourra pas avoir d’action possible, utile, efficace." 

Le Premier ministre a donc insisté sur la nécessité de les "maîtriser", et cela "quoi qu’il arrive". L'envolée des dépenses d'indemnité journalière a fait l’objet de plusieurs réunions à Matignon et sont au cœur des discussions entre la Cnam et les médecins libéraux. 

Pour rappel, les députés ont adopté jeudi 26 février un amendement déposé par le Gouvernement visant à supprimer une disposition de l'article 17 du projet de loi contre les fraudes, qui permettait à un directeur de CPAM d'imposer la mise sous objectif (MSO) d'un médecin "hyperprescripteur" d'arrêts maladie.

La prise de parole de Sébastien Lecornu s’inscrivait dans le cadre d'une réunion des ministres sur les finances publiques, quelques jours après la publication de chiffres concernant le déficit public. Le chiffre publié par l’Insee était inférieur de 0,3 point à la prévision du ministère de l’Économie, qui était de 5,4 %. "On a connu le quoi qu’il en coûte. Je crois qu’on peut dire que la maîtrise des finances publiques en transparence doit se faire quoi qu’il arrive désormais." Le gouvernement s’est fixé pour 2026 un objectif de déficit aux alentours de 5 % du PIB.

[Avec Le Parisien]

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Jacques BRIAND
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Médecine générale
il y a 20 jours
Premier acte, enquête "en urgence" de l'IGF sur l'ordre des médecins, pour conclure qu'il y a des dysfonctionnements et proposer de rassembler les conseils de l'ordre dans une seule entité qui serait sous la gouvernance/tutelle du gouvernement et du parlement. Deuxième acte, reprise des conclusion par la ministre de la santé en grossissant les faits et avec une description "brutale" à charge contre l'ordre des médecins. Cette charge est bien sûr destinée à être reprise par les médias...pour dénigrer les médecins dans l'esprit du public ! Troisième acte, le premier ministre dénonce une dérive des IJ. Suite au dénigrement des médecins dans le deuxième acte, il peut annoncer (sans risquer une levée de boucliers) qu'il faut maîtriser ces IJ quoiqu'il arrive ! Quatrième acte, en juillet 2026, le gouvernement sortira des textes très contraignants à l'égard des médecins, pour maîtriser les IJ.
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PETIT BOBO
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Autre spécialité médicale
il y a 20 jours
Aux motifs habituels d'arrêts de travail (infections, traumatismes, pathologies invalidantes liées à l'age, cancers, AVC et tant d'autres...) s'est ajouté depuis 5 (?) à 10 ans(?) des demandes d'arrêts liées à la souffrance au travail. Cette étiologie connait un succés croissant. Les causes de ce succés sont nombreuses : Sociales/coup de mou généralisé de la société française. Le succés vient aussi de ce que "certains" ont pris consciences que les potentiels médecins prescripteurs n'avaient pas les moyens indiscutables d'en apprécier la justification. En face, les médecins conseils n'en disposaient pas non plus ! Or les CPAM sont les payeurs des indemnités journalières.. Je crains que les médecins conseils de la Sécu soient - à l'avenir- menacés d'être "débranchés" du contrôle des arrêts de travail. Ils ne donneraient pas satisfaction aux yeux des Caisses et pouvoirs publics... Je crains que ce soient les Services Comptabilité et les Directeurs des CPAM qui pourraient prendre les choses en main. "Monsieur, Madame, vous avez perçu tel volume d'indemnités journalières, sur telle période de temps; ça suffit ! la CPAM arrête les versements" On arrête d'abord et on discute après ! Voie de recours : non pas directement l'expertise médicale, mais un tribunal (à déterminer). Lequel pourra éventuellement désigner un expert. Les lenteurs de la justice étant ce qu'elles sont. Et la justice n'étant pas réputée prévisible. Il est probable que les demandeurs laisseraient tomber. Bien sûr, ça n'est pas social du tout.. Pas sociales, les assurances privées font comme ça : Vous avez un coup du lapin banal, vous trouvez un prescripteur qui vous arrête 1 an. (et vous perdez votre boulot) L'assurance vous accorde 30 jours d'ITT et 5% d'IPP au titre du "panier lapin". Pas content, déçu ? voie de recours un tribunal...
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FRANCOIS CORDIER
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Débatteur Passionné
Médecine générale
il y a 21 jours
"On a une dérive très préoccupante sur le terrain budgétaire des arrêts maladie. Ça fait partie des points, si on les traite trop tard dans l’année, on ne pourra pas avoir d’action possible, utile, efficace."  En effet, il semble plus simple et faisable moyennant violence sur les prescripteurs, de résoudre l'augmentation de la durée cumulée des arrêts de travail dans un pays où ceux qui travaillent encore (probablement moins d'un tiers de la population globale et moins des deux tiers de la population en âge d'activité) le font sous un cumul de pressions tel qu'ils en deviennent malades les uns après les autres de plus en plus souvent et longtemps. Les chiffres et quantités semblent bien préoccuper notre ministre et son entourage bien plus que les raisons profondes de la pathologie sociale liée au travail. La lorgnette de l'observateur . . . par le petit bout ! Et en admettant que certains usagers du système commun solidaire manquent justement de solidarité envers les plus courageux ou honnêtes (qui continuent à travailler même malades) au point d'abuser de la commune tire-lire, la seule solution pour permettre à chacun d'user d'un recours personnel sans abuser de la provision de recours des autres, ce sera d'allouer à chacun un compte épargne individuel santé-social responsable. Nul ne peut être véritablement responsable que d'un "répondant" (provision) personnel . Nos édiles constatent enfin les limites du collectivisme, mais sans oser y remédier clairement, honnêtement et définitivement . Le monopole d'un système quel qu'il soit est toujours toxique pour la communauté et mécaniquement suspect .
 
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