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Arrêts maladie : Lecornu pointe une "dérive très préoccupante"
Le Premier ministre a sonné l’alerte sur le nombre d’arrêts maladie prescrits, en amont d’une réunion des ministres à Bercy sur les finances publiques.
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Sébastien Lecornu, Premier ministre, a abordé la question du nombre d'arrêts maladie prescrits, vendredi 27 mars, en introduction d’une réunion à Bercy. "On a une dérive très préoccupante sur le terrain budgétaire des arrêts maladie. Ça fait partie des points, si on les traite trop tard dans l’année, on ne pourra pas avoir d’action possible, utile, efficace."
Le Premier ministre a donc insisté sur la nécessité de les "maîtriser", et cela "quoi qu’il arrive". L'envolée des dépenses d'indemnité journalière a fait l’objet de plusieurs réunions à Matignon et sont au cœur des discussions entre la Cnam et les médecins libéraux.
Pour rappel, les députés ont adopté jeudi 26 février un amendement déposé par le Gouvernement visant à supprimer une disposition de l'article 17 du projet de loi contre les fraudes, qui permettait à un directeur de CPAM d'imposer la mise sous objectif (MSO) d'un médecin "hyperprescripteur" d'arrêts maladie.
La prise de parole de Sébastien Lecornu s’inscrivait dans le cadre d'une réunion des ministres sur les finances publiques, quelques jours après la publication de chiffres concernant le déficit public. Le chiffre publié par l’Insee était inférieur de 0,3 point à la prévision du ministère de l’Économie, qui était de 5,4 %. "On a connu le quoi qu’il en coûte. Je crois qu’on peut dire que la maîtrise des finances publiques en transparence doit se faire quoi qu’il arrive désormais." Le gouvernement s’est fixé pour 2026 un objectif de déficit aux alentours de 5 % du PIB.
[Avec Le Parisien]
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