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Un médecin belge inculpé de neuf assassinats en soins palliatifs

14/01/2020 Par Louise Claereboudt
Faits divers / Justice
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Le praticien de 62 ans est soupçonné d'avoir recouru abusivement à des sédations pour des personnes âgées en soins palliatifs. Les décès seraient survenus entre 2017 et 2018.

L'enquête judiciaire a été ouverte à la suite d'une dénonciation émanant du CHR de Huy, situé à proximité de Liège, où exerçait ce médecin qui a depuis été licencié, a indiqué Me Renaud Molders-Pierre, son avocat, confirmant ainsi les informations dévoilées par le quotidien belge Le Soir. Selon lui, les inculpations pour assassinat ont été prononcées en deux temps : début 2019 pour quatre cas dénoncés par l'hôpital, puis en décembre pour cinq autres décès jugés suspects par les enquêteurs.

De son côté, le médecin belge conteste les faits qui lui sont reprochés. "Il estime avoir toujours travaillé dans l'intérêt de ses patients", rapporte Me Molders-Pierre. Concernant les neuf décès suspects, de personnes âgées de 85 à 95 ans, il faisait "face à une situation médicalement inextricable avec des gens qui allaient mourir à court terme", a-t-il précisé. D'autres inculpations possibles Les quatre premiers décès seraient intervenus le même week-end, au cours duquel le médecin aurait pris seul la décision de la sédation, en violation de la procédure interne de l'hôpital. "Le choix doit demeurer celui du patient ou de ses proches dans l'ordre prévu par la loi [une loi de 2002 sur les droits du patient, ndlr], et non celui du médecin", a estimé dans Le Soir Me Gilles Genicot, professeur de droit médical à l'Université de Liège. Pour Me Alexandre Wilmotte, qui s'est constitué partie civile au nom de la famille d'une septuagénaire décédée en juin 2017 au CHR de Huy, "la question est de savoir si le cadre légal a été respecté". Une potentielle dixième victime pourrait être reconnue par la justice. Toujours selon Le Soir, d'autres inculpations pourraient intervenir, visant le médecin ou d'autres employés de l'hôpital qui ne seraient pas intervenus pour l'en empêcher.   [avec Le Soir et AFP]

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