@Piya W./stock.adobe.com
Six mois de prison avec sursis pour avoir embrassé de force une consœur : le patron du Samu 62 fait appel
Le patron du Samu du Pas-de-Calais a été condamné, vendredi 9 octobre, à six mois de prison avec sursis pour agression sexuelle. Le médecin de 67 ans va faire appel.
@Piya W./stock.adobe.com
Six mois d'emprisonnement avec sursis. C'est la peine à laquelle le patron du Samu 62 a été condamné vendredi 9 octobre. Le médecin de 67 ans, qui avait comparu le 25 septembre devant le tribunal correctionnel de Lille, a été reconnu coupable d'agression sexuelle sur une consœur.
Les faits qui lui sont reprochés datent du mois de juin 2025 et se sont déroulés lors d'un dîner en marge du congrès Urgences, à Paris. Le praticien est accusé d'avoir embrassé de force sa collègue, référente de la cellule d'urgence médico-psychologique du Samu 62.
Selon plusieurs médias, le patron du Samu 62 a attrapé fermement les épaules de la victime, avant de plaquer ses lèvres sur sa bouche et d'y introduire sa langue de force. En état de choc, la victime s'est vu attribuer une incapacité totale de travail (ITT) de dix jours.
En plus de sa peine d'emprisonnement avec sursis, le médecin a été condamné à trois ans d'interdiction de contact avec la victime et à une peine d'inéligibilité. Il doit également être inscrit au fichier judiciaire automatisé des auteurs d'infractions sexuelles ou violentes (FIJAISV).
"Il ne faut plus laisser faire"
Auprès d'ICI Nord, l'avocate de la victime, Me Lina Williatte, a évoqué un "soulagement", l'affaire ayant été "extrêmement coûteuse en angoisse, par la posture même de celui qui était visé, pour les risques qui se sont révélés quant à la carrière de ma cliente". "Il ne faut plus laisser faire, surtout dans le milieu médical, il faut oser dire", a-t-elle ajouté.
Le patron du Samu conteste, lui, les faits reprochés. "Pour nous, il n'y avait pas matière à condamnation. On est assez étonnés", a déclaré son avocat, Me François Bizeur, auprès de la radio locale. La défense a annoncé faire appel de la décision.
[avec franceinfo, ICI Nord et APM News]
La sélection de la rédaction