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Médecins, infirmières, sages-femmes et centres de santé peuvent officiellement stocker les vaccins au cabinet
Un décret publié le 10 octobre au Journal officiel offre la possibilité aux médecins libéraux, sages-femmes, infirmières libérales et centres de santé de s’approvisionner directement en vaccins et de les détenir au cabinet pour pouvoir les administrer aux patients. Une "avancée" qui vient "corriger une situation devenue difficilement compréhensible", selon l'Ordre des médecins.
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"Comment justifier que les médecins, au cœur de la prévention et de la santé publique, ne puissent pas disposer directement dans leur cabinet des vaccins qu’ils administrent à leurs patients ?", s'est interrogé le Conseil national de l'Ordre des médecins (Cnom) dans un communiqué publié lundi 12 octobre. Cette incompréhension prend officiellement fin, avec la publication au Journal officiel le 10 octobre 2026 du décret n° 2026-939 du 9 octobre 2026.
Le texte, entré en vigueur le 11 octobre, autorise l’approvisionnement et la détention des vaccins contre la grippe saisonnière et contre la Covid-19 par les médecins libéraux, les sages-femmes et les infirmières libérales et les centres de santé. Les vaccins doivent être détenus dans les centres de santé ou dans les lieux d’exercice des professionnels concernés. À compter de leur délivrance par le pharmacien, leur transport et leur conservation relèvent de la responsabilité des professionnels concernés, dans des conditions garantissant leur bonne conservation.
Après l’administration d’un vaccin, les obligations de traçabilité et d’information du médecin traitant doivent être respectées, ainsi que la mention dans le carnet de santé, le carnet de vaccination et le dossier médical partagé. Le Cnom a salué "la reconnaissance de la place du médecin comme acteur majeur de santé publique" estimant que ce décret est venu "corriger une situation devenue
difficilement compréhensible".
Ce nouveau dispositif vise donc à simplifier le parcours vaccinal en supprimant une étape entre la prescription et l'administration du vaccin. Il doit également contribuer à améliorer la traçabilité du statut vaccinal, un enjeu récemment souligné par la Cour des comptes. Il a été rendu possible par l'adoption de l’article 55 de la loi de financement de la Sécurité sociale (LFSS) pour 2026. La HAS, l'ANSM et le Haut Conseil des professions paramédicales ont été consultés.
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