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"Procédures bâillons" : deux relaxes pour le Dr Jérôme Marty contre des antivax
Le Dr Jérôme Marty, président de l'UFML, a été relaxé dans deux affaires dites de "procédures bâillons". Le médecin était accusé par le syndicat complotiste SLS d'être un "bonimenteur" et un "médecin de plateau", ainsi que d'avoir manqué "au devoir de confraternité". Il était aussi accusé d'injures et de diffamation par une ex-chroniqueuse de télévision.
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"Ça m'a fait perdre du temps, on a gagné mais ça n'a aucun intérêt", a commenté auprès d'Egora le Dr Jérôme Marty, président du syndicat UFML, au sujet de deux affaires l'opposant à des complotistes.
Dans la première, le Syndicat liberté santé (SLS), composé de médecins, d'infirmiers, de kinés, de pharmaciens ou encore de sages-femmes proches du mouvement antivax, reprochait au Dr Marty d'être un "bonimenteur" et un "médecin de plateau". Jérôme Marty était également accusé de "manquement au devoir de confraternité", "défaut de prudence dans la communication publique", "défaut d'information claire, loyale et appropriée", "non-déclaration de liens d’intérêts" et "abus de crédulité publique".
La chambre disciplinaire ordinale de première instance (CDPI) d'Occitanie a rejeté le 20 mai la plainte déposée par le SLS. La CDPI a souligné le "bien fondé" du généraliste "à encourager le public à se faire vacciner contre le Covid-19, à remettre en cause l’utilisation de l’hydroxychloroquine comme traitement du Covid-19 conformément à la position de l'ANSM, prévenir du risque de la prise d'anti-inflammatoire en cas de diagnostic positif au Covid-19", indique Me Christian Peltier, avocat de Jérôme Marty, dans un communiqué. La chambre a également estimé que Jérôme Marty "n'avait pas méconnu la déontologie des médecins, ni manqué à l’obligation de confraternité, ni porté atteinte à l’honneur de la profession ni déconsidéré cette dernière".
Le Dr Jérôme Marty a également été relaxé par le tribunal administratif le 28 mai dernier, dans une affaire l'opposant à Myriam Palomba. Cette ancienne chroniqueuse de l'ex émission de Cyril Hanouna "Touche pas à mon poste" accusait le praticien d'injures et de diffamation publique pour avoir repris le #MyriamPalombaPedoSataniste. Avec ce hashtag, le médecin généraliste se moquait de ses propos selon lesquels "il existerait un trafic d'une drogue appelée adénochrome, extraite du sang d'enfant lors de rituels satanistes", a rapporté Me Christian Peltier dans un second communiqué. Le tribunal a estimé que les propos du praticien "n'excédaient pas les limites de la liberté d'expression".
"Ce qui m'inquiète, c'est qu'on fait croire aux gens que les médecins sont des assassins et ils ont beaucoup de suiveurs. Myriam Palomba a levé une cagnotte et a obtenu 15 000 euros en très peu de temps", a commenté le généraliste toulousain.
Dans un communiqué publié le 2 avril, le Conseil national de l'Ordre a apporté son "soutien aux médecins victimes de harcèlement" et "à tous les médecins et scientifiques pris pour cible par des plaintes, des pressions ou des agressions, alors qu’ils agissent dans l’intérêt de la population et conformément aux données scientifiques établies". "Le Cnom réaffirme sa solidarité totale avec les professionnels injustement mis en cause et son engagement constant en faveur de la science, de l’éthique médicale et de la protection de la santé publique", a conclu le communiqué.
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