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Injection clandestine de botox : décès d'une femme de 25 ans, deux personnes placées en détention
Une femme de 25 ans est décédée ce lundi 27 juillet, victime d'un malaise lors d'une injection esthétique clandestine. Une information judiciaire a été ouverte pour homicide involontaire, mise en danger d'autrui, exercice illégal de la profession de médecin ou encore pratique commerciale trompeuse. Trois personnes ont été mises en examen, dont deux femmes placées en détention provisoire.
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Lundi en début d'après-midi, une femme de 25 ans se rend dans le petit salon de beauté situé dans l'ouest de Nice pour des injections de botox au niveau des fesses. Mais la jeune femme fait un malaise juste après une première injection de lidocaïne, destinée à l'anesthésier, et n'a pas pu être réanimée, précise un communiqué du procureur Damien Martinelli.
La gérante du salon, âgée d'environ 28 ans, et la femme ayant réalisé l'injection, âgée d'environ 36 ans, ont été rapidement placées en garde à vue. Mardi, le mari de la seconde, qui avait emporté des produits, juste après le drame, les a remis aux enquêteurs et a lui aussi été placé en garde à vue.
Lors de la perquisition du salon, les enquêteurs ont trouvé 1 500 euros en liquide et "de nombreux produits neufs et usagés, notamment des médicaments, des seringues et des produits injectables manifestement en provenance d'Asie", selon le communiqué.
"40% des injections esthétiques sont réalisées en dehors du cadre médical"
La femme ayant réalisé l'injection n'avait aucune formation spécifique et intervenait via le bouche-à-oreille depuis 2022. Installée en région parisienne, elle était en vacances dans le Var et avait été sollicitée par la gérante du salon niçois. Cette dernière a ouvert le salon il y a deux ans et le louait à des intervenants extérieurs, le plus souvent contre des paiements en liquide. Après avoir pratiqué des injections, elle ne proposait elle-même que des soins du visage ou de blanchiment dentaire.
A l'issue des gardes à vue, une information judiciaire a été ouverte mercredi pour homicide involontaire, mise en danger d'autrui, exercice illégal de la profession de médecin ou encore pratique commerciale trompeuse. Les deux femmes ont été placées en détention provisoire et l'homme sous contrôle judiciaire.
Dans un communiqué, le Dr Eric Essayagh, médecin esthétique à Nice et coprésident du Cercle des bonnes pratiques en médecine esthétique, a dénoncé "une urgence de santé publique". "Aujourd'hui, nous estimons que plus de 40% des injections esthétiques sont réalisées en dehors du cadre médical, dans des appartements, de instituts ou des lieux qui échappent à tout contrôle", a-t-il fait valoir. "Les réseaux clandestins continuent de recruter sur les réseaux sociaux et de mettre des patients en danger", a ajouté le praticien. Selon lui, le cadre réglementaire actuel n’est pas suffisant pour "stopper les fake injectors".
En mars, une femme d'une quarantaine d'années est décédée après avoir reçu des injections de lidocaïne et d'acide hyaluronique dans les fesses dans un appartement à Villeurbanne, dans la banlieue lyonnaise.
[Avec AFP et nicematin.com]
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