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Endométriose : l'analyse du sang menstruel pourrait aider au diagnostic
Des chercheurs français viennent d'identifier des marqueurs diagnostiques d'endométriose présents dans le sang menstruel des patientes.
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L'amélioration du diagnostic reste un enjeu majeur pour cette pathologie, qui touche environ 10% des femmes, avec des conséquences majeures sur le plan des douleurs et de la fertilité.
C'est pourquoi des scientifiques de l'Inserm, de l'Institut Pasteur, de Lyon 1 Université et du Centre Léon Bérard se sont intéressés au potentiel diagnostique du sang menstruel, du fait qu'il provient de la dégradation cyclique de l'endomètre.
Pour cela, les auteurs de cette étude ont mené une étude auprès de 10 femmes de 18 à 45 ans utilisatrices de coupes menstruelles, dont certaines diagnostiquées d'une endométriose.
En analysant l'ARN des cellules retrouvées dans les prélèvements de ce sang, ils ont alors mis en évidence qu'il existait des différences entre les échantillons des patientes et ceux des témoins portant principalement sur les cellules épithéliales, suivies des cellules stromales. L'équipe de recherche a ainsi pu valider cinq biomarqueurs d'expression des gènes spécifiques à l'endométriose dans le sang menstruel.
"Nos résultats montrent que le sang menstruel, facilement accessible, pourrait être utilisé à des fins diagnostiques, mais des recherches supplémentaires sont nécessaires pour établir leur généralisation (par exemple à différents types d'endométrioses), et pour évaluer la stabilité des biomarqueurs (d'un cycle à l'autre, d'une personne à l'autre…), commente Axelle Brulport (Inserm/Lyon 1 Université/Centre Léon Bérard), et co-auteure de cette étude. Par ailleurs, la mise en œuvre clinique effective prendra encore du temps. Ils ouvrent néanmoins la voie au développement de nouvelles méthodes de diagnostic non invasives de l'endométriose."
Une demande de brevet a été déposée.
Références :
Inserm (10 septembre) ; et Leap, K., et al. BMC Med (30 juin 2026)
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