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Décès d'une femme après son accouchement : un médecin et un infirmier jugés pour défaut de surveillance
Poursuivis pour homicide involontaire après le décès d'une mère de 27 ans, à Ermont (Oise), un médecin anesthésiste et un infirmier ont comparu le 16 septembre devant le tribunal correctionnel de Pontoise.
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Claudette, 27 ans, est morte après avoir donné la vie, le 13 décembre 2010. La jeune femme, enceinte de 8 mois, s'était présentée la veille à la clinique Claude-Bernard d'Ermont (Oise) avec d'intenses douleurs au ventre, relate Le Parisien. Une césarienne pratiquée en urgence avait permis de sauver in extremis le bébé, transféré en néonatologie, et de révéler un hématome rétro placentaire et la présence de nombreux caillots de sang.
Après une seconde opération et une transfusion, Claudette est hospitalisée en unité de soins continus, entre 21 heures et 22 heures. Son état se dégrade au cours de la nuit et la jeune maman fait un arrêt à 3h45. Une réanimation est mise en place puis la patiente est transférée à l'hôpital d'Argenteuil, où son décès est constaté.
Que s'est-il passé dans le service de soins continus entre minuit et 3 heures ? C'est la question centrale de ce procès pour homicide involontaire. Il est reproché au médecin-anesthésiste de garde cette nuit-là et à un infirmier de n'avoir pas suffisamment surveillé l'état de la patiente.
A la barre, les deux professionnels contestent avoir commis une faute. Le praticien de 67 ans, qui n'est pas rentré dans la chambre de la patiente, explique avoir délégué "[sa] confiance" à l'infirmier, repassant l'interroger à quatre reprises. Ce dernier dément quant à lui avoir reçu une consigne particulière de la part du médecin.
Le parquet a requis 15 mois de prison avec sursis à l'encontre de l'anesthésiste et 9 mois à l'encontre de l'infirmier, ainsi que deux ans d'interdiction d'exercice. Le délibéré sera rendu le 4 novembre.
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