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Décès d'une femme après son accouchement : un médecin et un infirmier jugés pour défaut de surveillance

Poursuivis pour homicide involontaire après le décès d'une mère de 27 ans, à Ermont (Oise), un médecin anesthésiste et un infirmier ont comparu le 16 septembre devant le tribunal correctionnel de Pontoise. 

18/09/2026 Par Aveline Marques
Faits divers / Justice
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Claudette, 27 ans, est morte après avoir donné la vie, le 13 décembre 2010. La jeune femme, enceinte de 8 mois, s'était présentée la veille à la clinique Claude-Bernard d'Ermont (Oise) avec d'intenses douleurs au ventre, relate Le Parisien. Une césarienne pratiquée en urgence avait permis de sauver in extremis le bébé, transféré en néonatologie, et de révéler un hématome rétro placentaire et la présence de nombreux caillots de sang. 

Après une seconde opération et une transfusion, Claudette est hospitalisée en unité de soins continus, entre 21 heures et 22 heures. Son état se dégrade au cours de la nuit et la jeune maman fait un arrêt à 3h45. Une réanimation est mise en place puis la patiente est transférée à l'hôpital d'Argenteuil, où son décès est constaté. 

Que s'est-il passé dans le service de soins continus entre minuit et 3 heures ? C'est la question centrale de ce procès pour homicide involontaire. Il est reproché au médecin-anesthésiste de garde cette nuit-là et à un infirmier de n'avoir pas suffisamment surveillé l'état de la patiente.  

A la barre, les deux professionnels contestent avoir commis une faute. Le praticien de 67 ans, qui n'est pas rentré dans la chambre de la patiente, explique avoir délégué "[sa] confiance" à l'infirmier, repassant l'interroger à quatre reprises. Ce dernier dément quant à lui avoir reçu une consigne particulière de la part du médecin. 

Le parquet a requis 15 mois de prison avec sursis à l'encontre de l'anesthésiste et 9 mois à l'encontre de l'infirmier, ainsi que deux ans d'interdiction d'exercice. Le délibéré sera rendu le 4 novembre. 

Faut-il imposer à tous les généralistes libéraux d'être le médecin traitant d'au moins 500 patients ?

Pascale Debenest

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Non

J'ai choisi médecine libérale justement pour être libre d'organiser mes journées comme je l'entends . Je suis en campagne (bourg d... Lire plus

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Michel Rivoal
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Plume
Anesthésie-réanimation
il y a 1 mois
Egora,, soit il s'agit d'une rubrique de faits divers et c'est sans grand intérêt même si c'est dramatique, soit cela peut donner à débat et il nous faut plus de détails. Je renonce à m'abonner au Parisien, au Républicain, aux DNA, et/ou à tout autre quotidien régional de France et de Navarre pour retrouver les détails, les attendus, les circonstances... Les hémorragies de la délivrance sont des pathologies graves qui nécessitent vraisemblablement plus que l'hospitalisation en surveillance continue: c'est plus souvent la réanimation qui est adaptée. Et que dit obstétricien? Les sages femmes ont elles participé? quel était le niveau de surveillance? On parle d'un infirmier mais combien de lits et de personnel dans cette unité de surveillance continue. Le ratio soignants malades était il respecté? Oui peut être puisque la clinique n'a pas été condamnée. Alors si l'infirmier n'a pas alerté... Si le médecin ne s'est pas rendu au chevet de la patiente... S'il était occupé par une autre urgence... La mortalité fœto-maternelle est évaluée à la hausse en ce moment et elle dépend des conditions sociales, des disponibilités en personnel d'évaluation et de prise en charge, des structures d'accueil. Cette condamnation si tardive laisse supposer expertises et contre expertises jugement et appel voire cassation. Le fait que la clinique nait pas été condamnée peut laisser supposer qu'il s'agit d'une faute lourde détachable du service et malheureusement ça arrive mais nous sommes dans l'incapacité à donner un avis éclairé sur le fond.
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Avocat Du Diable
7 k points
Débatteur Passionné
Médecine générale
il y a 1 mois
On note qu'on demande à un anesthésiste de 67 ans d'exercer 24 heures de suite et d'être condamné à de la prison s'il n'y arrive pas . Et si le vrai responsable était la raison pour laquelle un anesthésiste de 40 ans n'était pas disponible ce jour là .
 
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