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StopCovid: où en est-on dans le développement de l’application de tracking ?

Alors que le Gouvernement planche sur un projet d'application mobile pour identifier les "chaînes de transmission" du coronavirus, personnalités politiques et institutions s’interrogent sur la sécurité et l’intérêt d’un tel dispositif. L'application sera soumise à l’avis du Parlement les 28 et 29 avril.
 

Faut-il ou pas utiliser la technologie pour identifier les personnes potentiellement contaminées ? C’est ce sur quoi le Gouvernement planche depuis le début du mois d’avril avec son projet d’application mobile, baptisée StopCovid. Basé sur le volontariat, l’outil permettrait d’identifier les personnes ayant été en contact avec une personne contaminée grâce à la technologie Bluetooth, permettant à un smartphone d'identifier des appareils à proximité.

Dès l’annonce de ce projet par Cédric O et Olivier Véran dans un entretien au Monde, plusieurs voix se sont toutefois élevées afin d’alerter sur les risques potentiels liés au respect de la vie privée. Pourtant, à en croire le ministre de la Santé et le secrétaire d'Etat au Numérique, cette application respecterait scrupuleusement les libertés individuelles. "Elle retracera l'historique des relations sociales qui ont eu lieu dans les jours précédents, sans permettre aucune consultation extérieure, ni transmettre aucune donnée", a assuré Cédric O.

Ces explications n’ont toutefois pas convaincu tous les Français. Selon un sondage Ifop, la majorité d’entre eux (53%) s’est par ailleurs opposée à l'installation obligatoire chez tous les détenteurs de téléphones portables d'une application permettant de les avertir s'ils ont été à proximité d'une personne infectée par le Covid-19. "Personne n'aura accès à la liste des personnes contaminées, et il sera impossible de savoir qui a contaminé qui", a de son côté assuré Olivier Véran.

Mettant en garde "tentation du solutionnisme technologique", la présidente de la Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil), Marie-Laure Denis, a à son tour insisté sur la nécessité de garantir la notion de volontariat et de respect de la vie privée. "Il faut que les citoyens sachent quelles données les concernant sont susceptibles d'être traitées, par qui, pour quelle finalité, dans quelles conditions, et avec qui les données sont partagées", a-t-elle expliqué, ajoutant qu’il faudra pouvoir "s'assurer de la destruction des données" une fois la crise sanitaire passée.

En parallèle, plusieurs personnalités politiques ont également émis des réticences. Dans une tribune publiée par Le Figaro, 15 députés, essentiellement des rangs LREM, ont estimé qu’une telle application posait un "dilemme moral" et...

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