Formations écourtées, patients autonomes… Comment les généralistes s’adaptent aux déserts médicaux ? | egora.fr
PUB

Vous êtes ici

A+ A-

Formations écourtées, patients autonomes… Comment les généralistes s’adaptent aux déserts médicaux ?

En 2019, 1 généraliste sur 5 estimait que l'offre de médecine générale était très insuffisante sur son territoire, selon le Panel d'observation des pratiques et des conditions d'exercice en médecine générale 2018-2019*. Cette enquête, notamment menée par la Drees auprès de 3.000 médecins, montre que cette proportion double dans les zones sous-denses.

Si tous les médecins n'exercent pas dans des territoires sous dotés, la majorité d'entre eux considère que l'offre de généralistes n'est pas à la hauteur. En effet, près d'1 médecin sur 2 qui travaille dans une commune dont la population fait actuellement partie des 10% de la population française avec le meilleur accès aux généralistes estime que l'offre est insuffisante voire très insuffisante.

Et pour une grande part des praticiens, cette baisse de la démographie médicale ne semble pas sur le point de s'arrêter puisqu'ils sont 79% à s'attendre à une réduction de l'offre de soins libérale, 81% pour ceux qui exercent en zone sous-dense (ZSD)**.

Au-delà de ces perceptions, les difficultés pour répondre aux sollicitations des patients sont elles aussi partagées par la plupart des médecins. En effet, 8 généralistes sur 10 déclarent y faire face. Plus inquiétant : pour la majorité d'entre eux, ces difficultés ont un impact sur leur pratique. Elles sont d'autant plus ressenties dans les zones sous-denses (84%).

77% des médecins généralistes évoquent des difficultés pour trouver un confrère spécialiste, en particulier des ophtalmologues (83%), des dermatologues (81%) ou encore les psychiatres (74%). La plupart du temps, ces difficultés se traduisent surtout par un problème de délais (98%). Sans compter les problèmes liés à la distance et le coût des consultations.

D'autre part, il apparaît beaucoup moins difficile pour les généralistes de trouver des paramédicaux (39%). Les kinés sont les plus difficiles à trouver (80%), suivis par les orthophonistes (71%) et les infirmiers (21%). "Ce qui peut autoriser sans doute d'envisager des stratégies de délégation vers cette ressource de professionnels en santé qui restent encore un peu disponibles", indique Bruno Ventelou, l'un des auteurs du rapport, chercheur à l'école d’économie d’Aix-Marseille.

 

Un temps de formation plus court

Face à ces multiples obstacles, les généralistes ont dû adapter leurs pratiques pour répondre aux demandes de leurs patients. Selon l'étude...

3 commentaires

D'accord, pas d'accord ?
Débattez-en avec vos confrères.

Vous n'avez pas de compte ?

Inscrivez-vous gratuitement

 

Site d’informations médicales et professionnelles,
Egora.fr s’adresse aux médecins, étudiants des facultés de médecine et professionnels de santé (infirmier, kiné, dentiste…). Nous traitons des sujets qui font le quotidien des médecins généralistes (démographie médicale, consultation, rémunération, charges, relations avec la CPAM, FMC, remplacement, annonces) et plus largement de tout ce qui concerne l’actualité santé : pathologies, médicaments, hôpital, recherche, sciences…