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Vers un remboursement du dépistage de l'exposition au cadmium en ville
En juin 2025, Yannick Neuder, alors ministre de la Santé, avait indiqué que le dépistage de ce métal toxique serait rapidement remboursé en médecine de ville pour les personnes à risque.
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Un accord a été conclu. Les représentants des biologistes médicaux et l'Assurance maladie ont trouvé un accord sur le tarif du dépistage de l'exposition au cadmium en laboratoire de ville, ouvrant la voie à son remboursement dans les prochains mois, indique l'AFP.
De quoi honorer une promesse qui remonte à… juin 2025. Yannick Neuder, alors ministre de la Santé, avait indiqué que le dépistage de ce métal toxique, auquel les Français sont fortement contaminés en mangeant notamment des céréales ou du pain, du fait de l'utilisation des engrais phosphatés en agriculture - serait rapidement remboursé en médecine de ville pour les personnes à risque, comme il l'est déjà à l'hôpital.
"C'est désormais en passe de devenir réalité. L'Assurance maladie et les syndicats de biologie médicale ont conclu un accord sur le tarif de ce test. La Haute Autorité de santé (HAS) avait aussi recommandé une prise en charge de longue date !", s’est réjoui l’ancien ministre sur le réseau social X.
Un tarif de 27,50 euros
"Un accord a été trouvé mi-mars, dans le cadre de la commission de hiérarchisation des actes de biologie médicale", pour ajouter aux actes remboursés le dosage sanguin et urinaire du cadmium avec un tarif de 27,50 euros, pris en charge à 60% par l'Assurance maladie et 40% par les complémentaires santé, souligne le Dr François Blanchecotte, président du syndicat représentatif SDBIO, répondant à l’AFP.
Syndicats et Assurance maladie ont fixé une limite : si le nombre de dépistages du cadmium prescrits par les médecins dépasse le volume des dépistages du plomb, ils devront se revoir pour en diminuer le tarif.
Pour entrer officiellement en vigueur, cet accord doit encore être notamment validé par le conseil de l'Union nationale des caisses d'assurance maladie (Uncam) puis être publié au Journal officiel, "généralement" sous "deux à trois mois", précise le Dr Jean-Claude Azoulay, président du syndicat SNMB.
[avec AFP]
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