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Un employé des Hospices civils de Lyon contaminé par une substance radioactive lors d'un incident

Un employé des Hospices civils de Lyon (HCL) a été contaminé, en mai, par une goutte de lutétium-177, un produit utilisé pour la radiothérapie. L'Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR) a classé l'événement au niveau 2 de l'échelle INES, indiquant une défaillance importante des mesures de radioprotection.  

23/07/2026 Par Alexis Vignais
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Un employé d'un hôpital des Hospices civils de Lyon  a été contaminé par une goutte d'un produit radioactif utilisé dans le traitement des cancers.  

L’incident a eu lieu le 13 mai aux hôpitaux Est des HCL à Bron, dans l'agglomération lyonnaise. Une "rupture accidentelle" d'un "porte-flacon plombé" contenant du lutétium-177 utilisé pour la radiothérapie a eu lieu au sein d'une "enceinte protégée". À ce moment-là, "une goutte a été reçue par le travailleur", écrit l'Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection dans un communiqué. 

L'hôpital a immédiatement mis en œuvre "la prise en charge et la décontamination de la personne et des locaux", et a conclu au "dépassement, en une fois", de la limite annuelle réglementaire d'exposition professionnelle", selon l'ASNR. 

Tchernobyl et Fukushima  

L'hôpital "a réalisé une analyse structurée de l'incident et défini des actions correctives et préventives", assure l'ASNR qui "mènera une inspection pour s'assurer de leur effectivité. 

Elle a classé l'"incident" au niveau 2 de l'échelle internationale des événements nucléaires et radiologiques (INES, pour son sigle en anglais), graduée de 0 à 7. 

À ce jour, seuls deux accidents ont été classés niveau 7 : les catastrophes des centrales nucléaires de Tchernobyl en 1986 et de Fukushima en 2011. Pour l'ASNR, un événement classé 2 (très rare, contrairement aux niveaux 0 et 1) est considéré comme un incident mais il traduit, en milieu hospitalier, une défaillance importante des mesures de radioprotection, soit pour le personnel, soit pour les patients. 

Dans son rapport annuel de 2025, l'autorité avait jugé que "l'état de la radioprotection" dans le domaine médical se maintenait "à un niveau satisfaisant" en France, mais que ce constat devait "être nuancé au regard de fragilités récurrentes constatées [...] et de situations dégradées". 

Elle note aussi "la survenue d'événements significatifs témoignant d'un manque de culture de radioprotection", notamment des "dépassements de valeurs limites de doses pour des praticiens", mais aussi "des cohortes de patients ayant reçu des doses significativement supérieures à celles attendues en radiologie conventionnelle et interventionnelle". 

[avec AFP]  

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