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Régulation de l'installation : "La contrainte ne fonctionnera pas en période de pénurie de soignants !", estime Agnès Buzyn

Interrogée par le magazine Marianne, Agnès Buzyn a appelé les Français "à tenir bon" face aux difficultés d'accès aux soins. "Jusqu'en 2030, nous affronterons des années difficiles", a prévenu l'ancienne ministre de la Santé, pour qui la régulation de l'installation des médecins n'est pas une solution.

19/05/2025 Par Chloé Subileau
Politique de santé Démographie médicale
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"En 2017, à peine installée au ministre de la Santé, j'ai compris que nous courions à la catastrophe", a affirmé Agnès Buzyn, dans une interview accordée à Marianne samedi 17 mai. Interrogée sur les difficultés d'accès aux soins en France, l'ancienne ministre de la Santé a rappelé avoir proposé un plan d'action contre les déserts médicaux qui, selon elle, a "amorti un peu le choc". "Jusqu'en 2030, nous affronterons des années difficiles, a prédit la médecin de profession. Il faut tenir bon ! Le nombre de spécialistes va bien réaugmenter, puis celui des généralistes."

"La modernisation de notre modèle de soins engagée par ma loi Santé 2022 va porter ses fruits : les Français seront mieux soignés par des équipes multidisciplinaires, officiant dans des centres de santé numérisés, que par des praticiens isolés", espère Agnès Buzyn.

Alors que la proposition de loi du député Guillaume Garot contre les déserts médicaux a été adoptée le 7 mai par les députés, l'ex-ministre de la Santé ne voit pas la régulation de l'installation des praticiens comme une solution. "La contrainte ne fonctionnera pas en période de pénurie de soignants !", insiste-t-elle.

Consultations élargies, plages horaires "plus larges"

"Des milliers de postes de médecin sont à pourvoir dans les Ehpad, les écoles, les centres de santé. Les généralistes d'aujourd'hui – des femmes à 70% qui s'établissent vers 35 ans – appréhendent de s'installer seuls […] Aussi ces élus qui plantent des pancartes 'cherche médecin' à l'entrée de leur bourg, ou, pis, débauchent un professionnel voisin en l'arrosant d'une prime d'installation, sont à rebours de l'évolution de notre médecine au XXIe siècle", détaille Agnès Buzyn, auprès de nos confrères.

Pour améliorer l'accès aux soins, l'ex-locataire de Ségur appelle notamment les élus à inciter les praticiens à tenir des "consultations avancées" "bonifiées dans les territoires mal dotés", et "à travailler sur des plages horaires plus larges". Elle invite, par ailleurs, à accroitre le tarif de la consultation des généralistes :"Il faudrait qu'ils gagnent plus, en répondant aux besoins des Français."

[Avec Marianne]

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OLIVIER PERRIN
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Débatteur Passionné
Médecine générale
il y a 1 an
Je n’ai pas eu l’impression qu’elle a été plus efficace que les x pseudo ministres de la santé que nous avons eu depuis Macron : je dis x parce que je ne me souviens plus du nombre exacte d’intérimaires de la santé nommés par notre cher président. NB : comme j’exerce tout seul dans mon cabinet, « je ne m’occupe pas bien de mes patients » dit Mme Buzyn…
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JACQUES R
3,9 k points
Débatteur Passionné
Biologie médicale
il y a 1 an
Elle n'avait pas compris avant 2017?? Quelle lucidité.
 
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