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"On ne soigne pas des budgets" : le combat d’un généraliste pour garder un hôpital ouvert

20/06/2022 Par Marion Jort
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Plusieurs milliers de soignants sont mobilisés pour protester contre la fermeture de lits et de services à l’hôpital de Langres (Grand Est), décidée par l’ARS. Parmi eux, un médecin généraliste libéral, qui s’inquiète pour l’offre de soin de son territoire. 

  Samedi 11 juin dernier, plus de 2.000 personnes ont manifesté à Langres (Haute-Marne) pour dénoncer les fermetures de lits et de services, annoncés par l’ARS Grand Est. Parmi eux, France 3 rapporte le cas d’un médecin généraliste, particulièrement inquiet pour la qualité de l’offre de soin dans son territoire.  “Ils prévoient des fermetures de 12 à 28 lits, des services de biologie, des urgences de nuit et des services de chirurgie. Mais ce serait terrible à court comme à long terme (...) Nous voulons que la nuit, les urgences, les plus proches soient à 3/4 d'heures de route”, explique le médecin. Selon lui, ces suppressions seraient annoncées car l’ARS miserait sur le rapprochement de l’hôpital de Langres avec celui de Chaumont, situé à 35 kilomètres. “Rapprocher deux hôpitaux qui ne vont pas bien, ne les rend pas plus forts, ça les affaiblit tous les deux", estime le généraliste. Une décision similaire avait déjà été prise auparavant pour la maternité et le service pédiatrie de Langres. 

Alors qu’il affirme recevoir une cinquantaine de patients par jour dans son cabinet, il rappelle que cinq médecins généralistes (sur 21) du secteur vont bientôt prendre leur retraite. “On soigne des personnes pas des budgets, il serait temps de comprendre que l'on ne peut pas travailler dans la santé sans un minimum de budget. On voit bien que les jeunes médecins pris à l'hôpital actuellement sont soit intérimaire, soit en CDD sur des courtes durées. Rien n'est fait pour attirer un personnel de santé et le garder”, dénonce-t-il.  Une décision d’autant plus incompréhensible que pour lui, l’hôpital se porte bien. “L'établissement n'est pas en mauvais état, il comptabilise environ 4.000 opérations par an. Alors certes, aucun dépassement d'honoraires n'est possible sur celles-ci. Mais ça montre l'importance du service chirurgie. Si nous le fermons, il n'y aura plus de coloscopie, ni de pose de pacemaker. Si on ferme la biologie, il n'y aura plus de possibilité de faire des analyses urgentes de nuit. Du coup, ils veulent aussi fermer le service de nuit. On veut amoindrir le service de santé alors qu'il souffre déjà dans notre département. Ce n'est pas logique !", conclut-il tristement.    [avec France 3]     

Faut-il imposer à tous les généralistes libéraux d'être le médecin traitant d'au moins 500 patients ?

Pascale Debenest

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J'ai choisi médecine libérale justement pour être libre d'organiser mes journées comme je l'entends . Je suis en campagne (bourg d... Lire plus

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