"Les médecins libéraux méritent d'être écoutés et soutenus", estime le patron des Maires de France
Le maire de Cannes et président de l'Association des Maires de France (AMF), David Lisnard, affirme dans une tribune son soutien au mouvement de grève des praticiens libéraux. "La médecine libérale n’est pas le problème ; elle est la condition de la solution", écrit-il, dans Nice Matin.
"Les médecins libéraux méritent d'être écoutés et soutenus", écrit David Lisnard, maire de Cannes, également président de l'Association des maires de France (AMF), dans une tribune publiée dans Nice Matin. En pleine grève des praticiens, l'élu LR estime que le débat porté par ces derniers "dépasse largement une revendication professionnelle". "Il engage un choix de société. Voulons-nous un système de santé bureaucratique, administré d'en haut, ou une organisation fondée sur la confiance, la responsabilité et la liberté, au service des patients comme des soignants ?", écrit-il, au lendemain de la manifestation organisée à Paris.
Pour David Lisnard, "le budget 2026 de la Sécurité sociale s'insère dans un mouvement où la réponse aux difficultés passe davantage par les injonctions et les contrôles que par la confiance et la revalorisation". Le président de l'AMF dénonce une "maîtrise comptable de façade, illusoire financièrement et déconnectée des besoins réels".
Selon lui, le problème n'est "pas seulement budgétaire", "il est d'abord philosophique et politique", juge-t-il, pointant notamment les "objectifs imposés" et "ajustement unilatéraux de tarifs" intégrés dans la loi de financement de la Sécurité sociale.
"Le médecin libéral n’est plus considéré comme un professionnel autonome, mais comme un exécutant placé sous tutelle", lance le maire de Cannes.
"La médecine libérale n'est pas le problème"
Le problème est aussi "structurel", souligne-t-il, dans cette tribune. "En affaiblissant la médecine de ville, on renvoie mécaniquement les patients vers l’hôpital. Or, un passage aux urgences coûte en moyenne plus de 230 euros à la collectivité, quand une consultation de médecine générale revient dix fois moins cher. Et les urgences saturent souvent. La médecine libérale n’est pas le problème ; elle est la condition de la solution", ajoute-t-il, assurant que la grève des libéraux est "une alerte démocratique".
"Défendre la médecine libérale, ce n'est pas défendre un intérêt catégoriel", soutient David Lisnard. "C'est défendre la liberté des Français à être soignés par le médecin qu'ils choisissent, dans un modèle vivant, humaine efficace. C'est défendre un défendre un système de soins performant et juste. C'est à cette condition que notre Sécurité sociale restera fidèle à sa vocation : protéger chacun, sans renoncer à la liberté de tous."
[avec Nice Matin]
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