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Les maires de France changent d'avis et soutiennent la régulation à l'installation des médecins

Alors qu'elle s'y était opposée au printemps, l'Association des maires de France (AMF) s'est finalement positionnée, lundi 15 septembre, en faveur d'une régulation à l'installation des médecins "sur la base de données récentes" et "à l'échelle la plus fine du territoire". 

18/09/2025 Par Chloé Subileau
Déserts médicaux
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Lundi 15 septembre, les députés du groupe transpartisan à l'origine de la proposition de loi Garot visant à réguler l'installation des médecins en France se sont réunis à Laval. Ils ont notamment appelé le nouveau Premier ministre à inscrire à l'ordre du jour du Sénat l'examen de leur texte, adopté en mai à l'Assemblée nationale. Invité à s'exprimer, Frédéric Chéreau, vice-présidente de l'Association des maires (AMF) de France et co-président de la commission santé de l'organisation, a rappelé que "la santé est l'un des sujets majeurs dont les habitants parlent spontanément aux maires au quotidien".

"C'est l'un des sujets où la puissance publique est la plus attendue et la promesse républicaine surveillée avec plus de force. C'est l'ambition des maires de concrétiser que, à Laval, à Neuilly-sur-Seine ou dans les Pyrénées, on puisse être soigné de la même façon", a ajouté le maire de Douai, cité par l'AMF dans un post sur le réseau social X.

Pour atteindre cet objectif, "la décision a été prise, officiellement par le bureau de l'AMF, aux côtés de propositions comme le soutien à la prévention en santé et à la médecine générale, de refuser toute mesure coercitive", a affirmé Frédéric Chéreau. "Mais aussi, précise-t-il, de soutenir le principe d'une régulation de l'installation des médecins sur la base des données les plus récentes possibles, à l'échelle la plus fine du territoire et en totale transparence avec les maires." Un revirement de position pour l'AMF qui, bien qu'appelant les praticiens à entendre les alertes leur étant adressées, s'était positionnée contre la régulation de leur installation au printemps.

Le député Guillaume Garot, à l'initiative du groupe transpartisan, a répondu sur son compte X, remerciant Frédéric Chéreau "d'avoir donné à la Laval la position officielle" de l'AMF "face aux déserts médicaux". 

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PIERRE BERTON
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Débatteur Passionné
Autre spécialité médicale
il y a 11 mois
Pourquoi tenter de traiter vraiment le problème au risque de se tromper ou d'échouer alors qu'il suffit de dire "Y'a qu'à"? et vous retrouvez le sacro-saint principe de Causalité dans la poubelle. La cause? Les Trente glorieuses. La plupart des français vivent au-dessus de leurs moyens depuis 30 ou40 ans (souvent moi compris). L'envolée du niveau de vie allait de pair avec un appétit débridé (et dans le conteste historique légitime) de surconsommation et incitait les gouvernements à répondre à cette demande voire exigence de "l'Enfant-roi" par une pluie d'avantages et d'acquis sociaux unique dans notre Histoire. Un banquier suisse très âgé et fin connaisseur du monde a dit un jour à la télévision qu'il jugeait un pays en instantané ainsi : richesses produites divisées par le nombre d'habitants. Vous avez compris, alors on a emprunté et aujourd'hui on doit 3.600 milliards d'euros (1 milliard = 1.000 millions). On fit moins d'enfants, on fit venir des arabes pour remplacer les mineurs de fond et les ouvriers du bâtiment pensant qu'ils repartiraient ensuite. Regroupement familial, puis explosion des flux migratoires incontrôlés car tolérés ou encouragés de fait par Bruxelles et des "bien-pensants" éthérés de chez nous (le rapport richesses produites en instantané sur nombre d'habitants en bat de l'aile). S'y ajoute le miracle technologique (Scan, IRM, progrès énormes dans la plupart des disciplines médicales) avec son coût inévitable et l'arrière-pensée que mourir vient peu ou prou d'une faute professionnelle à rechercher (comme aux USA). Et patatras le Monde nous présente l'addition. Les multiples propositions de coercition pour les médecins illustrent les dernières colères de l'Enfant-roi. Nul ne changera cette réalité que les carabins et jeunes médecins choisissent la qualité de vie, laissant derrière eux l'apostolat. Quant aux anciens, écœurés, lassés, découragés, à bout de force, ils dévissent de plus en plus ou effectuent un redéploiement professionnel. Dans son discours de départ assuré à l'AN François Bayrou fit une remarquable analyse de la situation mais dans le contexte actuel eut juste tort d'avoir raison. Alors on parle désormais de "rupture". Le mot surprend et l'espérance jaillit. Cela évite d'être inquiet ou angoissé car en réalité la tempête, elle est devant nous, pas derrière nous. Tout historien dirait qu'il nous faut de Gaulle ou Napoléon et tout catholique que Robert Schuman a voué l'Europe à la Vierge Marie. L'Enfant-roi a bien du souci à se faire.
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LOUIS NGO
450 points
Débatteur Passionné
Acupuncture
il y a 11 mois
"la décision a été prise, officiellement par le bureau de l'AMF, aux côtés de propositions comme le soutien à la prévention en santé et à la médecine générale, de refuser toute mesure coercitive","Mais aussi, précise-t-il, de soutenir le principe d'une régulation de l'installation des médecins sur la base des données les plus récentes possibles, à l'échelle la plus fine du territoire et en totale transparence avec les maires." Arriver à dire blanc et noir dans la même phrase, c'est du grand art !
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Guillaume Jupiter
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Débatteur Passionné
Médecins (CNOM)
il y a 11 mois
En tout cas les dévissages et refus d'installation vont se multiplier. Exemple personnel, j'ai dévissé en décembre dernier, j'avais 70 ans et je continuais comme seul médecin de mon bled breton. Depuis des années je ronchonnais contre mon local (cabinet) en voie de délabrement, les proprios se graissant sur mon dos sans entretien. Un joli immeuble de bureaux neufs se libère, la commune perdant un des nombreux comités Théodule peuplé des planqués habituels. Je demande un local ici, car tous les fumistes et charlopathes du coin avaient obtenu un bureau, infirmières, ostéopathes, hypnothérapeute, médecine chinoise etc. Ca ça ne manque pas, faut dire que ça paye et les bœufs ne disent rien. Le maire " oui mais bon , c'est pas certain bla bla". Je lui dit que si le lendemain il ne m'a pas trouvé un local décent je me barre. Il n'y croyait pas. Le lendemain après midi je venais avec mes deux fistons et un utilitaire, on a déménagé le local en une heure et arraché la plaque qui était là depuis 30 ans. Maintenant ils n'ont plus de médecin. C'est tout de même diabolique qu'ils ne comprennent pas ça et veulent jouer aux bolchéviques, par démagogie et grosse tête. C'est quoi l'étape suivante? On va forcer les mômes intelligents à faire médecine à coup de knout y compris pour l'installation? Barrez vous de ce pays lamentable loins de cette bande de clowns faisant office de gouvernants les jeunes...
 
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