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Le Sénat vote la régulation de l'installation des médecins

Par 215 pour contre 118, les sénateurs ont voté en séance publique ce jeudi après-midi l'article 1er de la proposition de loi Garot. L'examen du texte n'a toutefois pas pu aboutir et pourrait ne pas reprendre avant plusieurs mois.

11/06/2026 Par Aveline Marques
Politique de santé
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Séisme au Sénat. Lors de l'examen en séance plénière de la proposition de loi d'"initiative transpartisane" visant à lutter contre les déserts médicaux (dite PPL Garot) les sénateurs ont largement adopté l'article 1er, qui conditionne l'installation des médecins généralistes en dehors des zones sous-denses à une autorisation préalable du directeur de l'ARS.

Les sénateurs ont assoupli le dispositif en souhaitant que cette autorisation soit conditionnée à un "engagement du médecin" généraliste à "exercer, à temps partiel, dans une zone caractérisée par une offre de soins insuffisante ou par des difficultés dans l’accès aux soins", une mesure déjà prévue par la PPL Mouiller.

Pour les autres médecins spécialistes, l'autorisation d'installation est conditionnée à la cessation concomitante de l’activité d’un médecin de la même spécialité exerçant dans la même zone. 

Elle peut toutefois être autorisée en l'absence de "cessation concomitante d'activité" d'un confrère lorsque le médecin s’engage à exercer, à temps partiel, dans une zone sous-dense, ou "à titre exceptionnel et sur décision motivée du directeur général de l’agence régionale de santé, lorsque l’installation ou le recrutement est nécessaire pour maintenir l’accès aux soins dans le territoire".

Un décret devra préciser "le nombre minimum d’actes et les modalités d’exercice à temps partiel", les "modalités de formalisation" et le "contrôle du respect" de cet engagement, les "conditions de retrait" de l'autorisation du directeur de l'ARS "en cas de méconnaissance" de cet engagement et enfin les conditions dans lesquelles le médecin "peut être libéré de son engagement d’exercice à temps partiel".

Toutefois, l'examen du reste de la PPL a dû être interrompu en milieu d'après-midi, l'espace réservé au groupe socialiste, écologique et républicain étant arrivé à son terme. Il revient à la conférence des présidents d'inscrire cette PPL à l'ordre du jour d'une séance ultérieure.

En début d'après-midi, la ministre de la Santé s'était opposée à la régulation de l'installation. "Rien ne serait pire que d'avancer aux Français une solution miracle qui s'avèrerait en réalité produire des effets contreproductifs. Car la régulation de l'installation avec encore trop peu de jeunes médecins, avec des voies de contournement, ferait en réalité baisser le temps médical disponible."

Reprenant une donnée d'Egora, la ministre a souligné que le dispositif tel que pensé par les députés transpartisans n'aurait concerné que 400 généralistes l'an dernier. Un chiffre à mettre en regard des 891 généralistes primo-installés dans une zone sous-dense en 2025, soit une hausse de 45% en un an. "On voit bien que sans régulation, on fait mieux", a-t-elle lancé.

De son côté, le députée socialiste Guillaume Garot a regretté auprès de l'AFP "une occasion manquée", espérant toutefois que l'examen du texte puisse reprendre au Sénat à la rentrée.

Faut-il diminuer le remboursement par l'Assurance maladie des médicaments à SMR faible ou modéré?

Michel SAUER

Michel SAUER

Oui

Compte tenu de l'état des finances de la protection maladie, il est indispensable de nous recentrer sur les médications essentiell... Lire plus

5 débatteurs en ligne5 en ligne
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francois LEFEVRE
423 points
Incontournable
Médecins (CNOM)
il y a 1 mois
C'est vrai que les ARS sont connues de nous pour leur grande empathie et leur compréhension fine de nos problèmes... Pendant l'épidémie de Covid, combien de temps avons nous attendu les masques FPP2 ? Et les patients transférés en avion ou en TGV dans une autre région, voire en Allemagne, alors que les anesthésistes-reanimateurs des cliniques privées auraient pu les prendre en charge, mais étaient mis au chômage forcé ! Plus récemment, une infirmière. qui travaillait en binôme dans notre maison médicale, est partie exercer dans le sud pour rejoindre sa fille. L'ARS n'a pas voulu, initialement, que sa collègue puisse prendre sa remplaçante comme nouvelle associée ! L'argument apparemment imparable : il y a assez d'infirmières dans la zone. !Tous les professionnels de santé de notre ville ont du signer une pétition pour éviter que notre pauvre collègue assume des journées de fou, dimanches et jours fériés inclus. ! Heureusement, nous avons fini par faire reculer ces administratifs qui ne connaissent rien au terrain !
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DELA LIE
4,2 k points
Débatteur Passionné
Médecins (CNOM)
il y a 2 mois
Non seulement la profession n'en veut pas de cette loi, mais on découvre qu'il y a des effets kisscool : - le temps partiel en désert est à vie (conditions de libération, terme bien choisi pour cet exercice prison !) - retrait possible de l'autorisation !... ... Ne vous en faite pas Dr, vous n' avez qu'a faire de votre cabinet secondaire, votre seul et unique cabinet... Cela vous fera moins de frais, en plus... Ah ! Non, vraiment ce n'était pas prémédité, pour qui nous prenez-vous ?
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Patrick Tafani
1,1 k points
Débatteur Passionné
Médecine générale
il y a 1 mois
Ah!!! on appelle les sénateurs les "sages",eh bien! lames sages ne le sont ! Non la régulation de l'installation des medecins est une"solution" d'illusionniste amateur. On veut encore retirer des prérogatives aux médecins . Cela dure depuis des décennies maintenant, à cause des erreurs(pour être poli!!) et des politiques aberrantes de nos gouvernant. Medecine libérale, non ,c'est le terme consacré n'est ce pas ?? Non,trois fois non !! La seule mesure intelligente et adéquate selon le bon sens paysan est la mise en place de tour de garde quotidien et de week-end comme cela existait déjà en 1960 ou 1970 rémunéré. Ils rêvent tous d'une pseudo fonctionnarisation de la profession sans l'avouer !!! C'est du totalitarisme, non?????
 
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