@Alexander Raths/stock.adobe.com
Baisse du remboursement de l'immunothérapie allergénique : le SML soutient les allergologues
Le décret du 21 août 2026 a entrainé une baisse du remboursement des médicaments à service médical rendu (SMR) faible et modéré. Le remboursement de l'immunothérapie allergénique va ainsi baisser à compter du 1er janvier 2027. Le SML s'inquiète des répercussions de cette mesure pour les patients qui doivent suivre une prise en charge prolongée.
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Dans un communiqué publié ce vendredi 2 octobre, le SML apporte son soutien aux allergologues face à la baisse annoncée du remboursement de l'immunothérapie allergénique (ITA).
"L'immunothérapie allergénique constitue un traitement essentiel pour de nombreux patients souffrant d'allergies respiratoires et peut permettre, dans certaines situations, d'agir sur l’évolution de la maladie et de réduire le recours aux traitements symptomatiques. Une diminution de sa prise en charge pourrait fragiliser l'accès à ces traitements, notamment pour les patients qui doivent suivre une prise en charge prolongée", s'inquiète le SML.
La baisse du remboursement de l'ITA a été actée par le décret n° 2026-811 du 21 août 2026, qui entrera en vigueur le 1er janvier 2027. Pour les médicaments à SMR modéré : le remboursement passe de 30 % à 15 %, comme les gouttes sublinguales notamment. Quant aux médicaments à SMR faible (comprimés sublinguaux notamment), le remboursement passe de 15 % à 5 %.
"L'immunothérapie allergénique, ou désensibilisation, n'est pas un simple traitement des symptômes. C'est aujourd’hui l'unique traitement disponible capable de modifier durablement l'évolution les maladies allergiques respiratoires et de les prévenir", pointe la Fédération française d'allergologie dans un communiqué publié en septembre dernier.
"Prescrite pour une durée limitée, généralement de 3 à 5 ans, elle agit sur les causes de l'allergie, réduit les symptômes et diminue le recours aux traitements symptomatiques. Surtout, ses bénéfices persistent plusieurs années après l'arrêt du traitement", ajoute le texte.
Face à cette situation, l'ensemble des instances d'allergologie ont lancé une pétition afin de demander une révision de ces dispositions et de préserver l'accès des patients à l'immunothérapie allergénique.
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