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Seuil de patients médecin traitant imposé par la Cour des comptes : un "échec" des CPTS selon l'UFML
Alors que la Cour des comptes recommande d'imposer un seuil minimal de patientèle médecin traitant aux généralistes récalcitrants, le syndicat UFML pointe "la méconnaissance" des Sages de la rue Cambon et "l'échec" des CPTS.
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Saisie par la commission des Affaires sociales de l'Assemblée nationale, la Cour des comptes a présenté mercredi 30 septembre son rapport sur le médecin traitant (MT). Si les Sages de la rue Cambon pointent une efficacité globale du dispositif, ils recommandent d'imposer un seuil de 500 patients MT aux quelques milliers de généralistes qui n'y participent pas. Ils seraient ainsi près de 8 500.
La Cour des comptes a fait le calcul : si ces 8 500 généralistes avaient 500 patients MT, cela permettrait à entre 2,5 et 4 millions de patients supplémentaires de faire partie du dispositif. "On ne leur demande pas d'être à 1 000 ou 1 500 comme leurs collègues, mais au moins à 500, pour participer à cette mission", a détaillé mercredi Bernard Lejeune, président de la sixième chambre de la Cour, conscient qu'il s'agit là "d'une logique coercitive".
"Une fois de plus elle [la Cour des comptes, NDLR] montre sa totale méconnaissance de la réalité du terrain et sa complicité dans un échec politique construit depuis des années par des responsables qui eux-mêmes ont une totale méconnaissance de l'exercice libéral et de la réalité du terrain", dénonce l'UFML dans un communiqué publié jeudi 1er octobre.
"L’UFMLS rappelle qu'une des missions socles des CPTS est de trouver un médecin traitant à tous les patients du territoire dont elles ont la charge. Avec près de 900 CPTS installées sur tout le territoire, l'échec du système est patent. En 10 ans, le nombre de patients sans médecin traitant n’a fait qu'augmenter parallèlement à celui du nombre de CPTS. La multiplication des MSP n'a pas résolu le problème non plus et a accompagné également la hausse du nombre de patients sans médecin traitant", pointe le syndicat.
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Faut-il imposer à tous les généralistes libéraux d'être le médecin traitant d'au moins 500 patients ?