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VIH : entre progrès et inquiétudes

Le dernier rapport de l’Onusida met en évidence d’'impressionnants progrès", mais aussi "de préoccupants échecs".

 

Les points positifs concernent tout d’abord la mortalité. Ainsi, en 2018, le VIH a été à l’origine de 770 000 décès dans le monde. Cela représente une baisse d'un tiers depuis 2010 (1,2 million). Ces évolutions sont en grande partie liée aux progrès survenus en Afrique du sud et de l'est, région la plus concernée par le sida.

L’autre bonne nouvelle concerne l’accès au traitement. Désormais, plus de trois séropositifs sur cinq dans le monde (23,3 millions sur 37,9) suivent des traitements antirétroviraux, qui permettent de ne plus transmettre le virus du sida s'ils sont pris correctement. C'est la plus haute proportion jamais atteinte, et c'est environ dix fois plus qu'au milieu des années 2000.

L’OMS tire cependant la sonnette d’alarme sur plusieurs indicateurs. Les motifs d’inquiétude concernent les nouvelles infections qui ne baissent pas assez. En 2018, ce taux était stable par rapport aux années précédentes (1,7 million). "Ce nombre a baissé de 16% entre 2010 et 2018, alors qu'on envisageait initialement 75%. Nous en sommes loin", commente Peter Ghys, un des responsables de l'Onusida. La situation est particulièrement préoccupante en Europe de l'est et dans le centre de l'Asie, où le nombre de nouvelles infections a augmenté de 29% depuis 2010. Dans ces régions et sur la même période, le nombre de morts dus au sida n’a pas baissé contrairement au reste du monde mais s’est accru de 5%. Au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, cette augmentation atteint même 9% au Moyen-Orient, au cours de ces huit dernières années.

L’OMS alerte sur le manque de moyens financiers. "Pour la première fois depuis 2000...

Sources : 
Communiqué de l’Onusida. AFP.

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