Scoliose : un "corset virtuel", alternative au corset rigide

02/02/2017 Par Marielle Ammouche

Des chercheurs français développent un corset virtuel, basé sur l’autocorrection interactive du rachis, qui pourrait constituer une alternative au corset rigide dans le traitement des scolioses de l’adolescent. Cette avancée vient d’être présentée aux Journées Innovation en Santé, le 29 janvier 2017 à la Cité des Sciences.   En cas de scoliose évolutive, le traitement repose souvent sur la mise en place d’un corset rigide. Ce traitement, survenant généralement à l’adolescence est souvent mal supporté car il est contraignant et inesthétique. En outre, il peut entrainer une perte de souplesse du rachis et des fontes musculaires, partiellement compensées par des séances de kinésithérapie. Or la scoliose n’est pas une maladie rare, car elle touche environ 1 à 3 % des enfants dans la population générale, dont quatre filles pour un garçon. Dans ce contexte, des chercheurs français viennent de développer une solution originale qui pourrait permettre d’améliorer la prise en charge de ce type de scoliose. Cette équipe du laboratoire Techniques de l’Ingénierie Médicale et de la Complexité - Informatique, Mathématiques et Applications de Grenoble travaille ainsi sur un corset virtuel basé sur une autocorrection interactive du rachis. Les données sur la position du rachis dans l’espace sont obtenues grâce à un T-shirt moulant avec six capteurs de type IMU (inertial movement units), qui fournissent des données angulaires et accélérométriques. Au moyen d’un feedback tactile (vibreurs) ou visuel (interface graphique), le patient est informé de la position de son rachis selon deux modes. Le mode classique, dit écologique, permet de s’assurer que la position du rachis ne dépasse pas certaines bornes fixées préalablement (par exemple, une inclinaison trop importante). Le feedback utilisé est alors « seulement » tactile. Le second mode, de rééducation, permet quant à lui d’enregistrer des mouvements contrôlés et prédéfinis par un kinésithérapeute. Celui-ci définit également une marge d’erreur en fonction des performances du patient. Les exercices prescrits peuvent être répétés au domicile. Dans ce cas, le feedback visuel vient compléter le feedback tactile et permet au sujet de contrôler la performance souhaitée.

 
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