Image générée par IA

Image générée par IA

Santé mentale : comment fonctionne le "chèque psy" pour les étudiants 

03/02/2021 Par Marion Jort
Image générée par IA

Image générée par IA

Pour limiter l’impact de la crise sanitaire sur le moral des étudiants, le Gouvernement a mis en place un chèque d’accompagnement psychologique, censé faciliter leur prise en charge sans avance de frais.

Depuis la rentrée de septembre 2020, de nombreuses campagnes alertant sur la santé mentale en danger des étudiants sont menées sur les réseaux sociaux. Et les témoignages s’accumulent : cours en distanciel, isolement, problèmes financiers, difficultés à réviser… Plusieurs suicides d’étudiants sont aussi à déplorer. Même si les cours en présentiel au sein des universités ont pu reprendre ponctuellement, la ministre de l’Enseignement supérieur, de l’Innovation et de la Recherche (Mesri) et le président Emmanuel Macron l’ont affirmé : les jeunes sont l’une des priorités de cette crise. Ainsi, le chef de l’Etat a annoncé la création “chèque psy”, géré par les universités et mis en place depuis le 1er février, censé faciliter leur prise en charge psychologique sans avance de frais. Il sera totalement pris en charge par la Sécurité sociale et les mutuelles.

Invité de BFMTV, Frédérique Vidal a détaillé son fonctionnement, précisant que ce “chèque psy” s’apparente à un forfait, dont l’usage est conditionné à une “visite préalable chez un médecin généraliste du service de santé universitaire ou un médecin figurant sur une liste de médecins avec lesquels les services de santé ont passé des conventions, puis ont choisi dans une liste de psychologues qui ont accepté”. Le site soutien-etudiant.info fournit les contacts de tous les dispositifs gratuits d'aide psychologique, classés par académie ainsi que des conseils et de nombreuses lignes d'écoute, précise la plateforme service-public.fr. Une fois cette étape effectuée, l’étudiant est accompagné par un psychologue pour trois séances de 45 minutes. “Et puis, il y a toujours un suivi médical parce que parfois on aura besoin d’envoyer ces étudiants vers des psychiatres qui eux aussi se sont organisés dans ce réseau”, précise encore la ministre de l’Enseignement supérieur en insistant sur l’importance de ne pas avoir “honte de dire qu’ils ont besoin qu’on les aide”. “C’est le plus grand défi”, a-t-elle estimé. Pour cela, la ministre a suggéré que des étudiants en difficulté et étant déjà pris en charge pourraient aider ceux en besoin. “L’idée, c’est d’avoir des étudiants sentinelles qui vont repérer les étudiants n’allant pas bien et les inciter à entrer dans ce parcours de soin”, a ainsi lancé Frédérique Vidal.

 

D’autres aides mises en place pour venir en aide au étudiants
En complément du “chèque psy”, le Gouvernement a aussi mis en place deux repas à 1 euro par jour, en vente à emporter au restaurant universitaire de leur faculté. Pour en bénéficier, il suffit d'activer son compte izly. Ceux qui le souhaitent peuvent aussi faire une demande de révision du droit à la bourse, sur le site MesServices.etudiant.gouv.fr et en cliquant sur l'icône “Suivi du dossier social étudiant (DSE)”. Enfin, en cas de difficultés financières, il est possible de contacter les services sociaux des Crous et un numéro de téléphone a été créé pour informer tous ceux qui le souhaitent sur les aides et les démarches à effectuer. Il s’agit du 0 806 000 278.

  [avec BFMTV]

Faut-il diminuer le remboursement par l'Assurance maladie des médicaments à SMR faible ou modéré?

PETIT BOBO

PETIT BOBO

Non

Supprimer le remboursement des spécialités à SMR faible est une fausse bonne idée. D'une part parce que le coût pour la sécu est... Lire plus

4 débatteurs en ligne4 en ligne
 
Vignette
Vignette

La sélection de la rédaction

"Le père est une personne à part entière dans la grossesse" : une consultation dédiée encore méconnue par les...
29/07/2026
8
Urgences
Urgences en plein vol ou dans le train : pourquoi des médecins hésitent parfois à répondre à l'appel
13/07/2026
55
Enquête Déontologie
ENQUÊTE. "Certains patients veulent se payer un médecin" : ces plaintes abusives qui embolisent la justice...
15/06/2026
26
"Un médecin n'est jamais en retard : l'heure de convocation n'est pas l'heure de début de la consultation"
21/07/2026
0
Internat
"Il y a un suicide tous les 18 jours" : à bout, les internes désertent leurs stages pour défendre leurs droits
28/04/2023
2
Enquête Gynécologie-Obstétrique
Mal payés, épuisés, trop exposés : les gynécologues désertent les maternités
02/04/2026
16
Chirurgie
Grands brûlés : les défis de la reconstruction cutanée
06/03/2026
3