Hépatite fulminante : une nouvelle piste de traitement, liée à l’horloge biologique

19/01/2018 Par Marielle Ammouche
Infectiologie

L’hépatite fulminante est une pathologie gravissime, dont la principale origine est le surdosage en paracétamol. L’accumulation du médicament entraine un stress cellulaire et une réponse immunitaire anormale qui aboutissent à une lyse des hépatocytes et une destruction du foie, via une inflammation excessive. La greffe rapide, dans les 24 heures, est le seul traitement.

Dans ce contexte, des chercheurs de l’Inserm, de l’Institut Pasteur de Lille et de l’Université de Lille, se sont penchés sur cette pathologie pour tenter de découvrir de nouvelles pistes de traitement. Pour cela ils ont cherché à mieux comprendre les mécanismes sous-jacents à l’inflammation dans l’hépatite fulminante. Partant de l’observation que les fonctions immunitaires varient durant la journée, ils se sont intéressés à une protéine de l’horloge biologique : Rev-erbα, - connue pour agir sur les cellules hépatiques, musculaires et cérébrales -, et à son implication potentielle dans la régulation de l’inflammation lors d’une hépatite fulminante. Ils ont alors pu être en évidence, chez la souris et sur des cellules humaines, que le phénomène inflammatoire suit également un rythme circadien. En outre, l’injection d’une molécule augmentant l’action de Rev-erbα permettait de diminuer la réaction inflammatoire responsable de la destruction des hépatocytes. "Les souris qui ont reçu le traitement activant Rev-erbα, montraient des formes moins sévères de la maladie ainsi qu’un taux de survie plus élevé", ajoute l’Inserm dans un communiqué. Les chercheurs pensent que ce type de traitement pourraient aussi être utilisé dans d’autres pathologies comme la péritonite, le diabète ou encore l’athérosclérose, qui présentent un dérèglement similaire de la réaction inflammatoire causée par l’accumulation anormale de toxiques. Hélène Duez, chercheuse à l’Inserm souligne que "les résultats de cette étude pourraient ouvrir de nouvelles perspectives dans la prévention de ces pathologies. Ils offrent également des pistes inédites pour les chercheurs, notamment sur de potentielles améliorations de la qualité de vie et de la longévité des patients atteints par des maladies inflammatoires chroniques."

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