Anticoagulants oraux : une adhésion au traitement insuffisante

13/09/2018 Par Marielle Ammouche
Cardio-vasculaire HTA

Les nouveaux anticoagulants oraux (AOD : dabigatran, rivaroxaban et apixaban) sont recommandés en première intention par la Société européenne de cardiologie (SFC) depuis 2016, en raison de leur plus faible risque d’hémorragie intracrânienne vs AVK, et de leur facilité d’utilisation (absence suivi biologique régulier et un schéma posologique fixe).

"Une amélioration de l’adhésion au traitement anticoagulant oral, souvent décrite comme insuffisante avec le traitement par AVK, était donc attendue avec le traitement AOD", affirment l’Assurance maladie et la SFC dans un communiqué commun. Mais, en réalité il semble que cela ne soit pas le cas. C’est en tout cas ce que montrent les résultats d’une étude de cohorte réalisée en 2017 par la Caisse nationale de l’Assurance maladie (Cnam), qui viennent d’être rendus public. Réalisée à partir des données des bases médico-administratives françaises (Sniiram-Pmsi), elle a inclus près de 35 000 patients avec fibrillation auriculaire (FA) non valvulaire, qui ont commencé un traitement par AOD : dabigatran ou rivaroxaban) ou par antivitamines K (AVK). Il en ressort que 1 patient sur 5 arrête son traitement pendant au moins 60 jours au cours de la première année de traitement. Et cette proportion atteint 1 sur 3 parmi les patients qui changent de type de traitements anticoagulants oraux. En cas d’arrêt, moins d’1 patient sur 5 reprend un traitement dans les quatre mois suivants. Dans ce contexte, SFC et la Cnam s’associent pour rappeler l’efficacité des anticoagulants oraux en cas de FA, ainsi que la nécessité d’une "adhésion optimale à ces traitements, obligatoire pour assurer leur pleine efficacité". Cette adhésion doit être contrôlée régulièrement par les prescripteurs. En cas d’arrêt, l’assurance maladie et la SFC conseillent d’entamer une discussion avec le patient pour "comprendre les raisons d’arrêt incluant la recherche d’effets indésirables hémorragiques ou pas, et mettre en place des actions pour améliorer l’adhésion au traitement".

Faut-il restreindre les conditions d'accès au secteur 2?

Herve  Koskas

Herve Koskas

Non

Nous restons dans le gre à grè. L information doit etre claire: pas de surprise ; pas de dessous de table; c'est le but du S2 !. ... Lire plus

 
Vignette
Vignette

La sélection de la rédaction

Enquête Déontologie
ENQUÊTE. "Certains patients veulent se payer un médecin" : ces plaintes abusives qui embolisent la justice...
15/06/2026
23
Histoire
Clémenceau : le médecin le plus puissant de l’histoire de France a son expo
12/06/2026
20
VSS
"Je hurlais de douleur et leur demandais d'arrêter" : cette enquête révèle l'ampleur des atteintes au...
18/06/2026
12
Infectiologie
Maladie de Lyme : malgré des avancées, des patients toujours en errance
27/05/2026
2
Enquête Gynécologie-Obstétrique
Mal payés, épuisés, trop exposés : les gynécologues désertent les maternités
02/04/2026
16
Chirurgie
Grands brûlés : les défis de la reconstruction cutanée
06/03/2026
3
La Revue du Praticien
Diabétologie
HbA1c : attention aux pièges !
06/12/2024
2