L’élargissement des obligations vaccinales commence à porter ses fruits

19/04/2019 Par Marielle Ammouche
Santé publique
Agnès Buzyn a lancé ce jeudi 18 avril la semaine de la vaccination, qui se déroulera du 24 au 30 avril prochains, avec pour slogan "Contre de nombreuses maladies grave : la meilleure protection, c’est la vaccination". Le ministère de la Santé relève une "nette amélioration" de la couverture vaccinale depuis l’élargissement de l’obligation vaccinale chez les nourrissons.
 
Pour ces premières estimations, Santé publique France a comparé les couvertures vaccinales à 7 mois des nourrissons nés entre janvier et mai 2018, avec celles des nourrissons nés entre janvier et mai 2017. Il en ressort une forte augmentation de la couverture vaccinale de la 1ère dose du vaccin contre le méningocoque C, qui a progressé de 36,4 points, passant de 39,3% en 2017 à 75,7% en 2018. Celle du vaccin hexavalent, déjà très élevée, a aussi augmenté, de 5 ,5 points, s’établissant en 2018 à 98,6%. De même, le taux de vaccination avec la 1ère dose du vaccin contre le pneumocoque est passé de 98 à 99,4%.

Su le plan géographique, on observe que c’est la région Occitanie qui a effectué la plus belle progression, devant la Provence-Alpes-Côte-d’Azur et l’Auvergne-Rhône-Alpes. Par ailleurs, s’il est trop tôt pour mesurer les effets de l’obligation vaccinale contre la rougeole, car la première dose de vaccin est administrée à 12 mois, on constate cependant une amélioration de cette couverture vaccinale, même en dehors de l’obligation. Ainsi, chez les enfants ayant eu un an en 2018, cette couverture vaccinale s’établit à 87,2%, contre 85,0% chez ceux ayant eu un an en 2017. "Cette augmentation traduit une prise de conscience liée à la communication effectuée autour de la vaccination et à la médiatisation de l’épidémie actuelle de rougeole", considère le ministère. La région Nouvelle-Aquitaine, avec une hausse de 3,2 points, montre la plus belle progression pour cette vaccination, probablement du fait qu’elle a été le lieu d’une importante épidémie en 2018. Le recours à la vaccination contre le papillomavirus, qui n’est pas une vaccination obligatoire, progresse également avec un taux de couverture avec la première dose chez les jeunes filles ayant eu 15 ans en 2018 de 29,4% (contre 26,2% en 2017). L’objectif de la campagne est donc de réaffirmer les bénéfices de la vaccination en vue de renforcer la confiance. Elle s’adresse à toute la population, en particulier aux parents de jeunes enfants. Elle sera diffusée à la télévision du 21 avril au 11 mai et visible sur le web, les réseaux sociaux et dans la presse. Des "villages info vaccination" seront animés dans toute la France pour répondre aux questions, informer sur la vaccination.  

Faut-il supprimer les ARS ?

Marie GILARDI

Marie GILARDI

Oui

Leur communication est opaque Ils ne comprennent rien au terrain Ils ont une logique comptable Ils ont et ont participé à la... Lire plus

 
Vignette
Vignette

La sélection de la rédaction

Témoignage
"Ma concentration ne dépassait pas les 30 minutes" : médecin généraliste, elle raconte "l'enfer" de son burn...
15/04/2026
21
Enquête Gynécologie-Obstétrique
Mal payés, épuisés, trop exposés : les gynécologues désertent les maternités
02/04/2026
15
Psychiatrie
"La caisse me réclame plus de 40.000 euros" : le combat d'un psychiatre pour des prescriptions basées sur les...
08/04/2026
20
Maladies rares
Qu’est-ce que le syndrome de Moersch-Woltman, dont est atteinte Céline Dion ?
01/04/2026
14
Déontologie
"On m'a sali alors que je n'ai fait que rendre service" : un médecin retraité jugé pour avoir continué à...
10/03/2026
0
Chirurgie
Grands brûlés : les défis de la reconstruction cutanée
06/03/2026
3
La Revue du Praticien
Diabétologie
HbA1c : attention aux pièges !
06/12/2024
2