Pour le président de l'Ordre, les maisons de santé ne sont pas la panacée

21/03/2017 Par Catherine le Borgne
Démographie médicale

S'exprimant dans Le Figaro, le président du Conseil national de l'ordre des médecins tempère l'engouement des politiques vis-à-vis des maisons de santé pluridisciplinaire, dont certaines se construisent sans projet médical préalable. Le président du SML partage cet avis.

Les candidats à l'électionprésidentielle auraient-ils trouvé la solution miracle au problème des déserts médicaux ? Leur réponse s'inscrit maison de santé plusirisciplinaire (MSP), écrit le Figaro. Ces centres regroupent différents professionnels de santé (médecins, kinésithérapeutes, infirmières…), qui travaillent de façon coordonnée et reçoivent en contrepartie des aides financières des ARS et de l'Assurance-maladie. Alors qu'il y en aurait actuellement 1.200 ouvertes ou en cours d'ouverture, François Fillon, comme Marine Le Pen, propose d'en accroître le nombre. Emmanuel Macron veut le multiplier par deux et Benoît Hamon promet d'en créer 1.500 supplémentaires. Marisol Touraine, la ministre de la Santé, qui en a fait le fer de lance de sa politique depuis cinq ans. Les MSP apparaissent ainsi aux yeux de nombre de politiques et d'élus, comme le remède imparable contre la désertification médicale tout en correspondant mieux aux désirs des jeunes médecins. Mais tous ne partagent pas cet enthousiasme. A commencer par le président du conseil national de l'Ordre des médecins, le Dr Patrick Bouet. Interrogé par Le Figaro, cet expert en démographie médicale regrette que "certains élus, dont je comprends l'inquiétude, croient qu'il suffit de construire des maisons et de mettre du matériel dedans pour que les jeunes viennent s'installer. Mais il ne suffit pas de se lancer dans la construction immobilière. Il faut avant tout bâtir un vrai projet médial sur le territoire". Réagissant également à la mise en place de ces MSP, le nouveau président du SML, le Dr Philippe Vermerch. "C'est vrai, on a besoin de plus de coordination entre praticiens, reconnaît-il, mais pour cela il faut avant tout permettre aux médecins d'avoir des honoraires décents". Et d'ajouter : "C'est de la médecine sous subvention. On aboutit à une médecine étatisée". Le président du SML défend à l'inverse, plutôt des regroupements volontaires sur le principe d'une libre association de praticiens sans intervention des pouvoirs publics. [Avec Lefigaro.fr]

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