Les pharmaciens reprennent les négos avec l'Assurance maladie

13/06/2017 Par Fanny Napolier
Paramédicaux

Les syndicats de pharmaciens reprennent ce mardi leurs négociations avec l'Assurance maladie, dans l'espoir d'aboutir à un accord le mois prochain.

Les discussions avaient démarré en février dernier, et s'étaient soldées par la signature d'un protocole d'accord actant des "avancées", soulignées par la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF) et l'Union des syndicats des pharmaciens d'officine (Uspo). Cinq nouvelles séances sont prévues jusqu'au 12 juillet pour finaliser les échanges. "Signal extrêmement positif", la nouvelle ministre de la Santé Agnès Buzyn a reçu les deux syndicats représentatifs la semaine dernière, preuve d'une "priorisation" de leur dossier, selon le président de l'Uspo, Gilles Bonnefond. Avec une pharmacie fermée tous les deux jours, le "temps presse", estime le pharmacien. Encore trop dépendante des prix et des volumes de médicaments vendus, leur rémunération est constituée pour moitié de la marge commerciale, pour l'autre des honoraires de dispensation, rappelle Gilles Bonnefond. L'objectif pour l'Assurance maladie et les syndicats est de transférer progressivement une partie de cette marge - 1,25 milliard d'euros sur trois ans - vers de nouveaux honoraires, notamment liés à la complexité des médicaments ou au profil des patients (jeunes enfants et patients âgés), soit un quart de la rémunération, poursuit le représentant de l'Uspo. Il s'agit également de développer les missions du pharmacien, en matière de prévention (dépistage, lutte contre le tabagisme...) ou d'accompagnement, avec par exemple des "bilans de médication" rémunérés. La mise en place d'un suivi "à la fois de l'observance et des risques" d'interactions médicamenteuses dangereuses pour les personnes âgées ayant "plus de cinq médicaments par ordonnance" sera ainsi abordée mardi, selon le vice-président de la FSPF, Philippe Besset. Mais le principal point de négociation n'interviendra qu'en fin de course. Les syndicats réclament, en plus de leurs nouveaux honoraires, une enveloppe de 300 millions d'euros sur trois ans, accompagnée d'une "clause de revoyure" pour garantir l'effectivité de cet engagement. [Avec AFP]

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