Un médecin gagne son procès contre Catherine Lemorton

20/06/2017 Par Sandy Bonin
Faits divers / Justice

En juin 2015, Catherine Lemorton, alors présidente de la commission des affaires sociales à l'Assemblée nationale, avait porté plainte à l'encontre du Dr Jérôme Marty pour diffamation. Le président de l'UFML vient d'être relaxé.

L'histoire remonte à juin 2015 et avait démarré par les propos de Catherine Lemorton sur l'antenne de RMC. L'UFML reprochait à la députée de laisser entendre que seuls les hospitaliers soignent tous les patients qui se présentent. Dans la foulée, plusieurs médecins de l'UFML avaient porté plainte auprès de l'Ordre régional des pharmaciens contre Catherine Lemorton "en raison du caractère anti déontologique et diffamatoire de ces multiples déclarations vis-à-vis des médecins libéraux". De son côté, Catherine Lemorton avait aussi porté plainte pour diffamation publique devant le Doyen des juges d'instruction à Toulouse. La plainte visait particulièrement un article publié sur le site de l'UFML incitant les médecins à saisir l'Ordre des pharmaciens sur la base d'une lettre type. Catherine Lemorton reprochait aussi à l'UFML d'avoir repris sur son site, une vidéo parodique signé des chirurgiens de l'UDCF, qualfiée de "grossiers montages et un extrait détourné" de l'émission de radio. Juste après son échec aux élections législatives, la pharmacienne Catherine Lemorton vient d'être déboutée dans cette affaire. Elle a été condamnée à verser au Dr Jérôme Marty 3 000 euros au titre de l'article 475-1* et 1 euro symbolique de dommages et intérêts.

"On avait pris ce procès a la rigolade, a commenté pour Egora le Dr Jérôme Marty. C'était le cadet de nos soucis".   *Le tribunal condamne l'auteur de l'infraction ou la personne condamnée civilement en application de l'article 470-1 à payer à la partie civile la somme qu'il détermine, au titre des frais non payés par l'Etat et exposés par celle-ci. Le tribunal tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation.

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MICHEL BANVILLET

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