Image générée par IA

Image générée par IA

Relaxe définitive pour l'octogénaire qui avait aidé sa femme à mourir

14/12/2017 Par Sandy Bonin
Faits divers / Justice
Image générée par IA

Image générée par IA

L'homme âgé aujourd'hui de 89 ans qui avait aidé à mourir son épouse malade et dépressive a été définitivement relaxé mercredi, la Cour de cassation ayant rejeté un pourvoi du parquet général de Lyon.

"On a gagné, c'est super ! Jean Mercier que j'ai eu au téléphone est heureux. Il vient de rentrer dans une maison de retraite, en Ardèche, près de sa fille, et craignait de ne pas voir l'issue de cette procédure", a réagi auprès de l'AFP l'avocat de l'octogénaire, Me Mickaël Boulay. En octobre 2015, le tribunal correctionnel de Saint-Etienne avait condamné Jean Mercier, 89 ans, à un an de prison avec sursis pour avoir aidé son épouse malade et dépressive à mourir en 2011. Il avait été relaxé par la cour d'appel de Lyon, en novembre 2016. Le parquet général avait demandé une "peine de principe" d'un an de prison avec sursis en soulignant que son épouse "n'était pas en fin de vie" ni "atteinte d'un mal incurable" mais "souffrait d'arthrose, d'anxiété". Le parquet avait formé un pourvoi en cassation. Mercredi, la Cour de cassation a estimé que la relaxe prononcée en appel était régulière sur la forme, et rejeté le pourvoi. La plus haute juridiction a rappelé qu'aux yeux de la cour d'appel, Jean Mercier avait commis un acte "positif" ne pouvant donc être qualifié de "non-assistance", tandis que "la seule qualification applicable", celle de "meurtre", avait été écartée par un non-lieu au terme de l'enquête. Lors de l'audience en appel, Jean Mercier avait raconté que le 10 novembre 2011, son épouse Josanne, 83 ans, qui souffrait d'arthrose lombaire et venait de se casser le poignet, lui avait demandé "d'apporter des médicaments" et de la morphine, et de l'aider à les décapsuler. Il avait attendu son dernier souffle et appelé un médecin. [Avec l'AFP]  

Faut-il diminuer le remboursement par l'Assurance maladie des médicaments à SMR faible ou modéré?

PETIT BOBO

PETIT BOBO

Non

Supprimer le remboursement des spécialités à SMR faible est une fausse bonne idée. D'une part parce que le coût pour la sécu est... Lire plus

1 débatteur en ligne1 en ligne
 
Vignette
Vignette

La sélection de la rédaction

"Le père est une personne à part entière dans la grossesse" : une consultation dédiée encore méconnue par les...
29/07/2026
8
Urgences
Urgences en plein vol ou dans le train : pourquoi des médecins hésitent parfois à répondre à l'appel
13/07/2026
55
Enquête Déontologie
ENQUÊTE. "Certains patients veulent se payer un médecin" : ces plaintes abusives qui embolisent la justice...
15/06/2026
26
"Un médecin n'est jamais en retard : l'heure de convocation n'est pas l'heure de début de la consultation"
21/07/2026
0
Internat
"Il y a un suicide tous les 18 jours" : à bout, les internes désertent leurs stages pour défendre leurs droits
28/04/2023
2
Enquête Gynécologie-Obstétrique
Mal payés, épuisés, trop exposés : les gynécologues désertent les maternités
02/04/2026
16
Chirurgie
Grands brûlés : les défis de la reconstruction cutanée
06/03/2026
3