L'Ordre va statuer sur le titre de médecin homéopathe

03/07/2019 Par Yvan Pandelé
Médicaments

Le Conseil national de l'Ordre des médecins a pris acte de l'avis de la HAS en faveur du déremboursement de l'homéopathie. Il statuera début octobre sur l'opportunité de maintenir ou non le titre de médecin homéopathe pour les nouveaux praticiens.   Bientôt l'heure du choix. Le président du Cnom Patrick Bouet a annoncé mercredi 3 juillet avoir prévu de trancher sur le maintien du titre de médecin homéopathe. "Dès mon élection, j'ai mandaté la section formation, avec les sections Exercice professionnel et Santé publique, pour présenter au moins d'octobre un rapport à l'issue duquel le conseil national décidera s'il maintient le droit au titre ou pas ", a indiqué le généraliste de Villemomble, fraîchement réélu pour un troisième mandat. Rendez-vous le 2 ou 3 octobre pour connaitre la décision de l'Ordre, qui sera prise à la majorité des votes des 58 membres du conseil national. Pourquoi tant de temps ? Si le chapitre scientifique est clos – le CMG, l'Académie de médecine, et dernièrement la HAS ont tous estimé que les granules n'avaient aucune efficacité démontrée –, l'institution ordinale attend encore la décision du gouvernement et surtout les retours des universités pour trancher.

"Il faut que nous rencontrions l’ensemble des universités impliquées dans les DIU d’homéopathie", a ainsi expliqué Patrick Bouet en conférence de presse. La balle est désormais dans le camp des doyens, très divisés sur la question. Si ces derniers s'accordent à supprimer l'ensemble des diplômes d'homéopathie, le titre de médecin homéopathe disparaîtra, confirme le président du Cnom. Mais la conférence des doyens est en fait très divisée sur la question, et son président Jean Sibilia, doyen de la faculté de Strasbourg, n'a jamais fait mystère de sa volonté de conserver l'enseignement de l'homéopathie dans le giron de l'université. Il est donc probable que l'Ordre aura à se prononcer sur la base d'une situation contrastée.

Une chose est sûre : une éventuelle suppression du titre n'affectera pas les médecins homéopathes déjà enregistrés à l'Ordre, mais seulement les futurs diplômés. L'avis défavorable de la HAS ne devrait pas non plus affecter le devenir des plaintes déposées par des médecins homéopathes pour non-confraternité à l'encontre des membres du collectif Fakemed. "Ce sont des affaires disciplinaires qui concernent la forme des échanges, pas leur contenu", a expliqué Patrick Bouet. "Nous laisserons les chambres disciplinaires faire leur travail."

Faut-il restreindre les conditions d'accès au secteur 2?

Herve  Koskas

Herve Koskas

Non

Nous restons dans le gre à grè. L information doit etre claire: pas de surprise ; pas de dessous de table; c'est le but du S2 !. ... Lire plus

1 débatteur en ligne1 en ligne
 
Vignette
Vignette

La sélection de la rédaction

Enquête Déontologie
ENQUÊTE. "Certains patients veulent se payer un médecin" : ces plaintes abusives qui embolisent la justice...
15/06/2026
23
Histoire
Clémenceau : le médecin le plus puissant de l’histoire de France a son expo
12/06/2026
20
VSS
"Je hurlais de douleur et leur demandais d'arrêter" : cette enquête révèle l'ampleur des atteintes au...
18/06/2026
12
Infectiologie
Maladie de Lyme : malgré des avancées, des patients toujours en errance
27/05/2026
2
Enquête Gynécologie-Obstétrique
Mal payés, épuisés, trop exposés : les gynécologues désertent les maternités
02/04/2026
16
Chirurgie
Grands brûlés : les défis de la reconstruction cutanée
06/03/2026
3
La Revue du Praticien
Diabétologie
HbA1c : attention aux pièges !
06/12/2024
2