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50 députés de gauche appellent à lutter contre "l'entrave" à l'IVG

15/07/2019 Par Yvan Pandelé
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Via une tribune publiée dans Le Journal du dimanche, 50 députés de gauche dénoncent les fermetures de centres pratiquant l'IVG ces dernières années. Ils annoncent le dépôt d'une proposition de loi constitutionnelle afin que "nul ne puisse entraver ce droit fondamental".

  Dans une tribune publiée dimanche 14 juillet, 50 députés de gauche s'inquiètent des difficultés d'accès à l'IVG. "Cent-trente centres permettant aux femmes de pratiquer cet acte ont fermé ces quinze dernières années", écrivent-ils dans Le Journal du dimanche, à quoi s'ajoutent des "rendez-vous imprenables, [un] manque de praticiens, [et l']affaiblissement du Planning familial". Inquiets de voir le droit à l'IVG "ballotté entre l'affaiblissement des services publics (…) et de multiples ingérences politico-religieuses", ils déclarent vouloir "lutter contre l''entrave', car elle est une question fondamentale de l'accès effectif au droit". Les signataires, issus de tous les rangs de la gauche, comptent des personnalités politiques comme Boris Vallaud (PS), Jean-Luc Mélenchon (LFI) ou Marie-George Buffet (PCF). Sous la bannière de Luc Carvounas, député PS du Val-de-Marne et membre de la délégation de l'Assemblée aux droits des femmes, ils annoncent le dépôt d'une proposition de loi constitutionnelle visant à ce que "nul ne puisse entraver ce droit fondamental" que constitue l'IVG à leurs yeux. Le contenu en sera dévoilé demain, a annoncé le député dans un tweet.   Délai d'avortement allongé, clause de conscience examinée La délégation aux droits des femmes de l'Assemblée a prévu de lancer une mission d'information pour définir les "évolutions législatives nécessaires" concernant l'accès à l'IVG, qui doit déboucher sur le dépôt d'une proposition de loi à l'automne. D'après l'AFP, sa présidente, la députée LREM Marie-Pierre Rixain, a annoncé qu'elle proposerait "a minima" l'allongement du délai de 12 à 14 semaines de grossesse. La mesure a déjà reçu le soutien de Marlène Schiappa, secrétaire d'État en charge des droits des femmes. La clause de conscience spécifique des médecins et les disparités territoriales d'accès à l'IVG feront aussi partie des sujets sur la table.

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