Il haïssait les fonctionnaires : l'assassin du médecin-conseil devant les assises

24/01/2022 Par Marion Jort
Faits divers / Justice
A Montpellier, le procès d’un homme ayant reconnu avoir assassiné un médecin-conseil de la CPAM de Montpellier de 23 coups de couteau s’ouvre aux assises. Il considérait la victime, l'ancien mari de sa compagne, comme “une feignasse fonctionnaire".  

 

Les faits remontent à la nuit du 19 au 20 avril 2018. A Montferrier-sur-Lez (Hérault), le Dr Pascal Bilger, âgé de 52 ans, médecin du travail et médecin-conseil à la CPAM de Montpellier, est endormi dans sa chambre. Un homme s’introduit alors à son domicile et lui assène violemment 23 coups de couteau, principalement au niveau de la gorge.  

Le lendemain, le compagnon de l’ex-femme de la victime, Patrick Goussé, 57 ans, se présente à la gendarmerie avec une lettre dans laquelle il reconnaît les faits. Devant les forces de police, il avoue avoir élaboré son plan 18 mois auparavant. “Je n'ai aucunement pété les plombs. Mon geste est anticipé, posé, calme et serein”, a confié aux enquêteurs cet ancien militaire, qui s'est par ailleurs procuré les clés du domicile via sa belle-famille.  

Dans ses aveux, il ressort une véritable haine des fonctionnaires : à ses yeux, la victime était "une feignasse de fonctionnaire”, et plus globalement il les considère comme “le cancer de la société, responsables de la destruction de la France"“Il a dit ne plus supporter la victime et sa façon de s’immiscer dans sa vie, qu’il aurait été harcelé, qu’il ne supportait pas le mode de vie de l’ancien mari de sa compagne ou encore son approche avec les enfants opposés à sa vision”, a aussi rapporté un proche de l’enquête à Midi Libre. D’autres sources précisent que son couple battait de l’aile et que son projet de prendre la place du père auprès des enfants de sa compagne ne s’est pas passé comme il l'espérait. Enfin, d’après le journal local, l’examen psychiatrique n’a pas révélé de pathologie mentale.  

A l’issue de l’enquête, le parquet a décidé de retenir la qualification d’assassinat. Le procès doit se dérouler jusqu’à la fin de la semaine.  

[avec Midi Libre et France Bleu]  

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