TDAH et addictions : un dépistage bidirectionnel essentiel
Un guide pratique vient d'être publié pour améliorer le repérage, l'orientation et la prise en charge des patients suspects de TDAH dans les filières addictologiques.
On sait qu’il existe des liens clairement établis scientifiquement entre un trouble déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) et certaines conduites addictives. En particulier, "le TDAH non repéré ou insuffisamment pris en charge constitue un facteur majeur de vulnérabilité aux addictions, avec des conséquences sanitaires, sociales et économiques importantes tout au long de la vie", confirme la Délégation interministérielle à la stratégie nationale pour les troubles du neurodéveloppement (DITND) dans un communiqué daté du 13 février.
Le repérage de ces troubles apparait donc fondamental chez les personnes addictives. C’est pourquoi la DITND, vient de publier, avec l’appui de la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (Mildeca), un guide pratique sur : Mieux repérer, orienter et prendre en charge le TDAH chez les patients de la filière addictologique.
"Les consultations d'addictologie constituent un cadre privilégié pour le dépistage du TDAH", souligne la Pre Diane Proper-Ouakil, présidente de la Société française du TDAH (SF-TDAH) dans ce guide. "Le repérage doit s'effectuer dans les deux sens. Si les équipes d'addictologie ont un rôle clé dans l'identification du TDAH, les professionnels impliqués dans le suivi des personnes atteintes de TDAH doivent, eux aussi, être attentifs aux problématiques d'addiction et de consommations à risque", indique-t-elle.
Concernant le parcours de soins du patient, le guide insiste sur le décloisonnement et la coordination entre les professionnels de l’addictologie et ceux du neurodéveloppement. "Les travaux doivent se poursuivre afin que les structures d’addictologie soient pleinement reconnues comme des acteurs de l’accompagnement du TDAH. Des réflexions seront nécessaires, notamment sur l’éventuel élargissement de la primo-prescription aux médecins formés, afin de faciliter l’accès au méthylphénidate", a commenté Étienne Pot, délégué interministériel à la stratégie nationale pour les troubles du neurodéveloppement.
Le guide vise à "renforcer les compétences des professionnels", "favoriser une culture commune entre les champs de l'addictologie et des troubles du neurodéveloppement" et "soutenir des pratiques fondées sur les recommandations scientifiques", indique la ministre de la Santé Stéphanie Rist citée dans le guide.
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