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TDAH : identification d'une association avec des comportements sexuels à risque chez les étudiants

Une étude française menée auprès de plus de 13 000 étudiants a mis en lumière un lien significatif entre le trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) et une prévalence plus élevée de comportements sexuels à risque. 

16/01/2026 Par Dre Marielle Ammouche
Pédiatrie Santé publique
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On savait déjà que le TDAH peut être associé à divers comportements à risque. Pour en savoir plus sur les liens entre ce syndrome et les comportements à risque d’ordre sexuel, une équipe de chercheurs français (Inserm, Université de Bordeaux, Centre hospitalier Charles Perrens) a mené une étude auprès de plus de 13 000 étudiants issus de la cohorte française i-Share (âge moyen 20 ans), car c’est à cet âge que la problématique des conduites sexuelles se pose généralement.

Dans cette population, 5,3% de l’échantillon présentaient un des symptômes de TDAH. Les auteurs ont alors mis en évidence que ces étudiants présentaient plus souvent que les autres des comportements sexuels à risque. Ainsi, ils avaient des rapports sexuels plus précoces, utilisaient moins souvent le préservatif (+ 26% pour un usage irrégulier dans les 12 derniers mois), avaient un nombre plus élevé de partenaires, et présentaient un risque accru d’infections sexuellement transmissibles (+ 50% de risque dans les 12 derniers mois).

En outre, les filles utilisaient moins souvent une contraception (-41%), et avaient plus souvent recours à une contraception d’urgence (+ 22%), ainsi qu’à une interruption volontaire de grossesse (+77%).

"Ces résultats invitent à mieux prendre en compte les étudiants présentant des symptômes de TDAH dans la prévention en santé sexuelle. Les services de santé universitaires pourraient, par exemple, renforcer le repérage du TDAH et proposer des actions d’information et d’accompagnement adaptées à ces étudiants", explique Cédric Galera, chercheur au Bordeaux Population Health (Inserm/Université de Bordeaux), professeur de pédopsychiatrie à l’université de Bordeaux et au centre hospitalier Charles Perrens et dernier auteur de l’étude.

Références :

D’après un communiqué de l’Inserm (12 janvier) ; et Offranc C, et al. BMJ Mental Health. 2025;28:e302024. 

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