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Maladie rénale chronique : l’Académie veut renforcer le dépistage des personnes à risque
Dans un nouveau rapport sur la maladie rénale chronique, l’Académie de médecine recommande de renforcer le dépistage pour les personnes ayant des facteurs de risque, mais aussi pour les femmes enceintes et les enfants. Le médecin généraliste assure la coordination des soins. Le recours à un avis néphrologique repose sur le score de risque rénal (S2R), fourni par le laboratoire.
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L’arrivée des nouvelles thérapeutiques cardio- et néphroprotectrices - notamment les inhibiteurs du SGLT-2 et les analogues du GLP-1 – ont bouleversé la prise en charge de la maladie rénale chronique (MRC). Si, jusqu’à présent, son évolution était considérée comme quasiment inéluctable, "ces avancées modifient considérablement le pronostic et rendent nécessaire une révision des stratégies de prévention, de dépistage et de prise en charge", considère l’Académie nationale de médecine, qui vient de rendre un rapport sur cette pathologie. A travers ce document, l’Institution souhaite donc "faire évoluer la perception encore trop fataliste de la MRC en France". Les académiciens proposent ainsi plusieurs recommandations autour de 4 axes : un dépistage précoce et ciblé ; un parcours de soins coordonné ; une formation des professionnels et une sensibilisation du grand public renforcées ; et enfin, une évaluation de cette stratégie.
Dans le détail, concernant le dépistage, les académiciens proposent, de cibler les sujets à risque, c’est-à-dire présentant un diabète, une hypertension artérielle (HTA), ou une maladie cardiovasculaire. Ce dépistage doit reposer sur le dosage du ratio albumine/créatinine urinaire (RAC) et l’estimation du débit de filtration glomérulaire (DFG).
L’enfant est aussi concerné avec un dépistage préconisé à 6 ans puis entre 11 et 13 ans, "notamment en cas de prématurité ou de faible poids de naissance", précise l’Académie. Toute grossesse doit aussi faire l’objet de ce dépistage. Et en particulier en cas de prééclampsie ou d’autres troubles hypertensifs. La surveillance doit alors être prolongée à vie.
Pour les auteurs du rapport, le score de risque rénal (S2R), communiqué par le laboratoire, "constitue l’outil central pour orienter les patients nécessitant un avis néphrologique" ; il devrait être intégrés dans les comptes rendus biologiques.
Le médecin généraliste est le pivot du parcours de soins aux stades précoces de la maladie en coordination avec les spécialistes et les infirmiers en pratique avancée. Le recours au néphrologue doit être réservé aux situations identifiées par le score S2R.
Le rapport de l’Académie prône, par ailleurs, la création d’un système d’information sur la MRC, fondé sur les données de laboratoire (LABOé-SI), du SNDS et du registre REIN, pour améliorer les recherches et évaluation dabs ce domaine.
Enfin, les académiciens recommandent de renforcer la formation initiale et continue des médecins, ainsi que l’information de la population générale par des campagnes de sensibilisation sur les facteurs de risque et l’importance du dépistage.
Références :
Source : Rapport de l’Académie nationale de Médecine, adopté lors de la séance du 14 avril 2026
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