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Journée du don d’organe : une campagne pour encourager à la discussion
A l’occasion de la Journée nationale de réflexion sur le don d'organes et la greffe, et de reconnaissance aux donneurs, le 22 juin, l’Agence de la biomédecine a présenté les derniers chiffres sur la greffe.
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En 2025, l’activité de greffe est en progression, et 1 590 personnes ont fait don de leurs organes donnant lieu à 6 148 greffes. Il y a eu 3 867 greffes rénales (dont 603 à partir de donneurs vivants), 1 431 greffes hépatiques (11 donneurs vivants), 421 greffes cardiaques, 331 greffes pulmonaires, 6 greffes cardio-pulmonaires, 75 greffes pancréatiques et 15 greffes d'îlots, 2 greffes intestinales.
Cependant, au 1er janvier 2026, 23 294 patients étaient toujours en attente d’une greffe, et 966 patients sont décédés en 2025 alors qu’ils figuraient sur la liste.
Parmi les freins à la greffe figure un taux d’opposition au don, qui reste élevé atteignant 37 % en 2025 (et jusqu’à 50 % dans certaines régions). Dans de nombreuses situations, les proches ne connaissent pas la volonté du défunt de donner ses organes, "ce qui peut conduire à une opposition le moment venu", souligne l’Agence de la biomédecine. Ainsi, si 8 Français sur 10 se disent favorables au don de leurs organes après leur mort, seul un sur deux a transmis sa position à ses proches. Et cela peut bloquer le processus. Or "si l’opposition reculait de 1 %, cela permettrait 100 greffes de plus chaque année", indique l’agence sanitaire.
En parler
Dans ce contexte, discuter de ce sujet avec ses proches apparait fondamental. "Même si nous sommes tous présumés donneurs, en pratique, les médecins demanderont toujours votre position à votre famille. Alors dire ce que l’on souhaite peut aider à sauver des vies", rappelle l’Agence de la biomédecine. A l’occasion de la Journée du 22 juin, elle a donc orienté les messages de sa campagne médiatique en ce sens.
"Le don d’organes et la greffe, c’est un véritable enjeu de santé publique, une priorité nationale et une priorité pour l’hôpital – mais c’est aussi un sujet où chacun peut, à son niveau, changer la donne. C’est le seul sujet de santé qui concerne tous les Français, sans exception. C’est pourquoi nous donnons rendez-vous à tous les Français, le 22 juin, pour que chacun partage sa position", a ajouté Stéphanie Rist, ministre de la Santé, des Familles, de l’Autonomie et des Personnes handicapées.
Références :
Sources : Agence de la biomédecine (16 juin)
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