Image générée par IA

Image générée par IA

Implant contraceptif : l’ANSM renforce les mesures pour limiter le risque de migration

06/12/2019 Par Marielle Ammouche
Gynécologie-Obstétrique
Image générée par IA

Image générée par IA

A ce jour, 30 cas de migration d'implants Nexplanon dans l'artère pulmonaire ont été signalés à l’Agence de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) conduisant l’agence à renforcer ses consignes de vigilance.   

Nexplanon (étonogestrel) est le seul implant contraceptif actuellement commercialisé en France. Chaque année, environ 200 000 femmes y ont recours. Le risque consiste en des lésions neuro-vasculaires au site d'insertion (pouvant se manifester par des fourmillements ou des troubles de la sensibilité dans la main) et de migration de l'implant notamment dans l'artère pulmonaire. Ces effets sont « potentiellement liés à une insertion profonde ou incorrecte de Nexplanon » précise l’agence. Ils peuvent aussi être liés à une migration à distance de la pose, à la suite d'un choc ou à la répétition de certains mouvements. Une particularité anatomique n'est pas non plus exclue. 

Les premiers signalements, notamment dans l’artère pulmonaire, ont eu lieu en 2016, date à laquelle l’ANSM avait mis en place un plan de réduction des risques (obligation de formation, …). Cependant deux études de pharmacovigilance récentes ont mis en évidence que ces incidents ont persisté avec une fréquence d'environ 3,17 pour 100 000 insertions, et que l’information sur ces risques est mal connue des professionnels concernés et des femmes.  

Une lettre sera adressée aux professionnels précisant un nouveau site d’implantation : « l'implant devra être inséré à la face interne du bras non dominant, juste sous la peau et le nouveau site d'insertion se situe en regard du triceps, à environ 8 à 10 cm de l'épicondyle médial de l'humérus et 3 à 5 cm postérieur sous le sillon qui sépare le biceps du triceps ». Et l'ANSM recommande « vivement » aux professionnels de santé de se former « en présentiel » à la pose de ces implants. 

Une information précise doit être fournie aux femmes avant implantation. Et une carte patiente complémentaire à la notice leur sera remise. Elle les invite à vérifier une à deux fois par mois la bonne disposition de l’implant.  

 

Alimentez-vous le DMP de vos patients ?

Jacques BRIAND

Jacques BRIAND

Non

Quand les serveurs recueillant les DMP étaient aux USA, la sécurité n'était pas assurée, puisque là-bas les "back doors" sont obli... Lire plus

3 débatteurs en ligne3 en ligne
 
Vignette
Vignette

La sélection de la rédaction

"Le père est une personne à part entière dans la grossesse" : une consultation dédiée encore méconnue par les...
29/07/2026
8
Urgences
Urgences en plein vol ou dans le train : pourquoi des médecins hésitent parfois à répondre à l'appel
13/07/2026
56
Enquête Déontologie
ENQUÊTE. "Certains patients veulent se payer un médecin" : ces plaintes abusives qui embolisent la justice...
15/06/2026
26
"Un médecin n'est jamais en retard : l'heure de convocation n'est pas l'heure de début de la consultation"
21/07/2026
0
Internat
"Il y a un suicide tous les 18 jours" : à bout, les internes désertent leurs stages pour défendre leurs droits
28/04/2023
2
Enquête Gynécologie-Obstétrique
Mal payés, épuisés, trop exposés : les gynécologues désertent les maternités
02/04/2026
16
Chirurgie
Grands brûlés : les défis de la reconstruction cutanée
06/03/2026
3