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Dépistage du cancer colorectal : toujours trop faible
Moins d'une personne cible sur 3 participe au dépistage organisé du cancer colorectal.
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Troisième cancer le plus fréquent (47 000 nouveaux cas annuels), et deuxième le plus meurtrier (17 000 décès), le cancer colorectal fait l’objet d’un programme national de dépistage organisé généralisé depuis 2008-2009.
A l’occasion de Mars bleu, mois de sensibilisation à ce cancer, Santé publique France (SPF) publie les dernières données relatives à ce dépistage. Celles-ci soulignent le faible taux de participation, de seulement 30,7 %, de la population cible pour la période 2024-2025. Même s’il est en légère hausse depuis la période précédente (29,6 % en 2023-2024), cette participation reste toujours inférieure au seuil européen acceptable, établi à 45 %. A noter que pour l’année 2025 seule, ce taux monte à 33,1%
La participation apparaît légèrement plus élevée chez les femmes (31,8 %) que chez les hommes (29,6 %). Et les départements où les chiffres sont les plus bas sont : la Corse (17,5 %), la Martinique (23,5 %), la Seine-Saint-Denis (23,5 %), La Réunion (24,8 %) et la Guyane (10,6 %). En revanche, les taux les plus hauts sont observés dans le Jura (37,6 %), en Isère (38,4 %), en Ille-et-Vilaine (39,0 %) et dans les départements de Savoie (39,1 % pour la Savoie et 39,9 % pour la Haute-Savoie).
La proportion de tests de dépistage positifs reste stable par rapport aux chiffres précédents, à 3,4 %.
Par ailleurs, concernant les modalités de dépistage, on observe une augmentation de la part des kits envoyés à domicile lors de la deuxième relance (16,4 % de l’ensemble des kits reçus en 2025). Et la proportion de personnes dont le test de dépistage n'a pas pu être analysé et qui n'ont pas refait de test est de 2,8 %, un taux inférieur au référentiel européen de 3 %, "mais néanmoins à surveiller en Corse, dans les Drom et pour les 70-74 ans au niveau national", précise SPF.
Références :
Santé publique France (11 mars).
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