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Congrès des sociétés françaises de pédiatrie - L’administration intranasale toujours d’actualité

13/06/2018 Par Corinne Tutin
Pédiatrie
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L’acide hyaluronique pourrait avoir un intérêt en intranasal dans diverses affections ORL.

La voie d’administration intranasale est une méthode d’administration intéressante pour les traitements pédiatriques, a souligné le Dr Mohammed Akkari (Montpellier). Classiquement utilisée pour délivrer certains médicaments corticoïdes (tixocortol, dipropionate de béclométhasone, fluticasone), des antibiotiques (tobramycine, colistiméthate sodique), et des décongestionnants non vasoconstricteurs (ténoate d’éthanolamine) – rappelons que les vasoconstricteurs nasaux sont contre-indiqués avant l’âge de 15 ans) -, cette voie d’administration a récemment été expérimentée pour administrer de l’acide hyaluronique. Plusieurs études ont mis en avant l’efficacité seule ou en association de cette substance active dans les rhinopharyngites et rhinites allergiques ou non, les rhinosinusites et après chirurgie endoscopique pour polypose nasosinusienne. Un impact positif qui semble lié à la capacité de l’acide hyaluronique « de lutter contre les biofilms bactériens, fréquents au niveau de la sphère ORL, d’améliorer la motilité ciliaire, et de réduire œdème et sécrétions nasales », explique le spécialiste. Même si elle est plus contraignante que sous forme de sprays, la nébulisation intranasale fait aussi l’objet d’un regain d’intérêt. Elle permet, en effet, de délivrer le produit actif sur toute la surface des fosses nasales, alors qu’avec les aérosols, les dépôts se produisent essentiellement dans la partie antérieure de la cavité nasale. La nébulisation intranasale de corticoïdes semble ainsi plus efficace que la pulvérisation de sprays dans la rhinosinusite chronique. Chez les enfants atteints de mucoviscidose, porteurs chroniques de Pseudomonas aeruginosa, cette voie semble également performante pour l’administration d’antibiotiques.

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