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Cannabis médical : un impact positif mais léger selon l'expérimentation française

L'usage du cannabis médical, testé dans l’expérimentation française, serait associé à une baisse du recours aux antalgiques, mais de façon modérée. C’est ce que rapporte une étude réalisée par des chercheurs de l'Inserm et de l'Université de Bordeaux, et transmise récemment à l'AFP par l'Uivec, lobby français des producteurs de cannabis thérapeutique. 

22/06/2026 Par Dre Marielle Ammouche
Algologie
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"A partir de l'effectif limité étudié dans l'expérimentation du cannabis médical en France, l'initiation du cannabis médical montre un impact positif, bien que de faible intensité sur le recours aux soins", conclut cette analyse.

La publication de ce document, qui fait suite à une action en justice de l'Uivec auprès de l'Etat, enrichit le débat au moment où un large flou demeure sur la généralisation potentielle de traitements à base de cannabis en France, le sujet étant actuellement à l'étude par la Haute autorité de santé (HAS).

L'usage du cannabis médical, déjà en vigueur dans plusieurs pays contre la douleur et l'anxiété, a fait l'objet au début des années 2020 d'une expérimentation auprès de plusieurs milliers de patients, sous l'égide de l'agence du médicament (ANSM).

Le but n'était pas de déterminer si le cannabis est, en soi, efficace dans certaines indications - la littérature scientifique fait déjà apparaître des bénéfices, néanmoins modestes - mais s'il l'est suffisamment pour avoir un impact positif sur le système de soins.

L'étude rendue publique le 17 juin dernier, laisse penser que cet impact existe mais reste faible. A titre d'exemple, pour certaines douleurs neuropathiques réfractaires, la proportion de patients sous antalgiques est passée de 73% à 69% après l'initiation des traitements à base de cannabis. Un effet suffisamment important pour justifier l'intérêt de ces traitements "pour les patients en impasse thérapeutique (...) où aucune alternative satisfaisante n'existe", assure l'Uivec.

La HAS doit notamment se prononcer sur le caractère souhaitable ou non d'une prise en charge de ces médicaments par la Sécurité sociale. Cette évaluation ne peut, toutefois, pleinement commencer sans la sortie de décrets gouvernementaux toujours en attente. Interrogé par l'AFP, le ministère de la Santé a confirmé que leur publication est prévue d'ici à juillet, comme l'espèrent les professionnels du secteur.

Références :

AFP

Faut-il diminuer le remboursement par l'Assurance maladie des médicaments à SMR faible ou modéré?

Thierry Wattelle

Thierry Wattelle

Non

OUI ou NON ... quelle importance ? Comme souvent, il faut définir précisément ce dont on parle, à savoir "Qu'est ce qu'un médicame... Lire plus

2 débatteurs en ligne2 en ligne
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Michel Rivoal
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Plume
Anesthésie-réanimation
il y a 2 mois
À ma connaissance (revue Prescrire°), un effet positif faible a bien été reconnu dans l'usage thérapeutique du cannabis Mais... Les rares études ayant retrouvé un effet significatif n'ont rassemblé que de faibles effectifs? les autres non. De plus ces études ont été diligentées par des lobbies impliqués dans la vente de dérivés cannabinoïdes et retrouvaient de nombreux effets secondaires. Les projets dataient de 2021. Il ne me semble pas qu'il y ait de nouvelles compilations. Egora, vos sources AFP sont elles datées?
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JACQUES R
3,9 k points
Débatteur Passionné
Biologie médicale
il y a 2 mois
Sans doute qu'un nouveau AINS presenté par Merck (par exemple) aurait plus de chance....
 
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