@rangizzz/ Stock.adobe.com
Cannabis médical : un impact positif mais léger selon l'expérimentation française
L'usage du cannabis médical, testé dans l’expérimentation française, serait associé à une baisse du recours aux antalgiques, mais de façon modérée. C’est ce que rapporte une étude réalisée par des chercheurs de l'Inserm et de l'Université de Bordeaux, et transmise récemment à l'AFP par l'Uivec, lobby français des producteurs de cannabis thérapeutique.
@rangizzz/ Stock.adobe.com
"A partir de l'effectif limité étudié dans l'expérimentation du cannabis médical en France, l'initiation du cannabis médical montre un impact positif, bien que de faible intensité sur le recours aux soins", conclut cette analyse.
La publication de ce document, qui fait suite à une action en justice de l'Uivec auprès de l'Etat, enrichit le débat au moment où un large flou demeure sur la généralisation potentielle de traitements à base de cannabis en France, le sujet étant actuellement à l'étude par la Haute autorité de santé (HAS).
L'usage du cannabis médical, déjà en vigueur dans plusieurs pays contre la douleur et l'anxiété, a fait l'objet au début des années 2020 d'une expérimentation auprès de plusieurs milliers de patients, sous l'égide de l'agence du médicament (ANSM).
Le but n'était pas de déterminer si le cannabis est, en soi, efficace dans certaines indications - la littérature scientifique fait déjà apparaître des bénéfices, néanmoins modestes - mais s'il l'est suffisamment pour avoir un impact positif sur le système de soins.
L'étude rendue publique le 17 juin dernier, laisse penser que cet impact existe mais reste faible. A titre d'exemple, pour certaines douleurs neuropathiques réfractaires, la proportion de patients sous antalgiques est passée de 73% à 69% après l'initiation des traitements à base de cannabis. Un effet suffisamment important pour justifier l'intérêt de ces traitements "pour les patients en impasse thérapeutique (...) où aucune alternative satisfaisante n'existe", assure l'Uivec.
La HAS doit notamment se prononcer sur le caractère souhaitable ou non d'une prise en charge de ces médicaments par la Sécurité sociale. Cette évaluation ne peut, toutefois, pleinement commencer sans la sortie de décrets gouvernementaux toujours en attente. Interrogé par l'AFP, le ministère de la Santé a confirmé que leur publication est prévue d'ici à juillet, comme l'espèrent les professionnels du secteur.
Références :
AFP
La sélection de la rédaction
Faut-il restreindre les conditions d'accès au secteur 2?
Herve Koskas
Non
Nous restons dans le gre à grè. L information doit etre claire: pas de surprise ; pas de dessous de table; c'est le but du S2 !. ... Lire plus