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Cancer du pancréas : un nouvel anticorps ouvre de nouveaux espoirs
Un nouvel anticorps vient de montrer son efficacité contre le cancer du pancréas, dans un essai précoce.
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Ces données sont porteuses d’espoir car, du fait de sa résistance fréquente aux traitements conventionnels et de sa découverte souvent tardive, ce cancer figure parmi ceux de mauvais pronostic, alors que son incidence est en forte progression.
Des scientifiques du CNRS, du Centre Léon Bérard et de l’Université Claude Bernard Lyon 1, ont donc développé un anticorps. Celui-ci est capable de bloquer l’un des mécanismes de résistance des cellules cancéreuses observés dans ce cancer : l’activation anormale de la nétrine-1, une protéine présente normalement uniquement pendant le développement embryonnaire. Ce nouvel anticorps, le NP137, se fixe sur la nétrine-1, empêchant l’interaction avec son récepteur, ce qui a pour conséquence que les tumeurs deviennent plus sensibles aux traitements anticancéreux.
Pour évaluer ce nouvel anticorps, des scientifiques de l’Université Grenoble Alpes et du CHU Grenoble Alpes, avec le soutien de la Fondation ARC et de la start-up Netris Pharma, ont mis en place un essai de phase 1b, nommé (Lapnet-1), mené chez 43 patients atteints d’un cancer du pancréas localement avancé initialement non opérables.
Les résultats ont alors montré que le NP137 associé à la chimiothérapie standard a permis d’améliorer significativement la durée de réponse à la chimiothérapie, voire de prolonger la survie globale, par rapport à la chimiothérapie seule. Cet effet était particulièrement présent lorsque la tumeur présentait le récepteur de la nétrine-1. Chez ces patients, on observait, alors, une prolongation de la survie sans progression de plus de 5 mois en moyenne.
La prochaine étape est de confirmer ces résultats par un essai clinique de plus grande ampleur. En outre, "à terme, cette piste thérapeutique pourrait dépasser le seul cadre du cancer du pancréas avec des applications possibles dans de nombreux autres types de tumeurs qui partagent le même mécanisme de résistance" conclut un communiqué du CNRS accompagnant la publication de cette étude.
Références :
CNRS (22 avril) ; Nature (22 avril)
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