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Cancers de mauvais pronostic : l’INCa identifie des leviers pour fluidifier le parcours de soins

Faisant une suite à une expérimentation réalisée dans 7 établissements de santé, l’Institut national du Cancer (INCa) propose des solutions pour améliorer la prise en charge des cancers de mauvais pronostic, c’est-à-dire ceux possédant un taux de survie inférieur à 33% à 5 ans

20/04/2026 Par Dre Marielle Ammouche
Cancérologie
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Il s’agit, en particulier, des cancers du poumon (20%), du pancréas (12%), de l'œsophage (18%), du foie (18%), mais aussi des cancers du système nerveux central et des leucémies aigües myéloïdes secondaires.

Les raisons de ce mauvais pronostic sont variables. Il peut s’agir d’"un diagnostic tardif lié notamment à des symptômes non spécifiques ou une localisation anatomiquement profonde, une évolution rapide et agressive, une résistance aux thérapies ou encore un manque de solutions thérapeutiques spécifiques" précise l’INCa.

Pour tenter d’améliorer la situation, les pouvoirs publics ont mis à contribution 7 établissements de santé issus d’un appel à projet. Les objectifs étaient de "tester de nouvelles modalités d’organisation et de coordination des parcours de soins".

Il en est ressorti 9 actions concrètes. En particulier, afin de "renforcer le lien ville-hôpital et de favoriser un adressage plus rapide des patients", une page web dédiée au parcours ou un "guichet unique" ont été mis en place par les établissements. Des supports de sensibilisation aux signes d’alerte ont été mis à disposition des médecins généralistes, ainsi que des documents de bonnes pratiques pour les radiologues. "Ces outils ont été largement diffusés et contribuent à fluidifier les parcours diagnostiques et les délais d’accès aux soins", souligne l’INCa.

Pour optimiser et personnaliser le parcours de soins à l’hôpital, les acteurs concernés ont formalisé "un parcours-type", et un projet commun avec structuration du parcours (locaux, personnel dédié à la coordination, etc.), mise en place d’outils de coordination spécifiques, ou encore définition des modalités de priorisation des patients.

Cela a permis "de diminuer significativement les délais d’accès au diagnostic et aux soins" assure l’Institut. Ainsi, par exemple, les délais d’obtention des résultats d’anatomopathologie pour lymphome sont ainsi passés de 20 à 13 jours au CHU de Caen ; et celui entre l’accueil du patient et la réunion de concertation pluridisciplinaire pour cancer du foie ou du pancréas est passé de 29,3 à 6,3 jours à Gustave Roussy (Villejuif).

L’INCa conclut que "parmi ces actions, nombreuses sont celles qui peuvent être pertinentes pour d’autres types de pathologies exigeant, elles aussi, une prise en soins interdisciplinaire et une coordination renforcée".

Références :

Institut national du cancer (14 avril)

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