Ces conclusions proviennent de l’analyse par l’OMS de près de 8000 boissons et produits alimentaires commercialisés pour nourrissons et jeunes enfants, dans 516 commerces de 4 villes de la région européenne de l’OMS, entre novembre 2017 et janvier 2018, à savoir : Vienne (Autriche), Sofia (Bulgarie), Budapest (Hongrie), et Haïfa (Israël). Dans ces 4 villes, 28 à 60 % de ces produits analysés ont été commercialisés comme convenant aux enfants de moins de 6 mois. Or, l’OMS considère que ces nourrissons devraient être exclusivement nourris au lait maternel. Par conséquent, aucun aliment ne devrait être étiqueté comme convenant à cette tranche d’âge. En outre, dans trois villes, la moitié ou plus des produits analysés fournissaient plus de 30 % des calories provenant des sucres totaux. Environ un tiers d’entre eux comptaient du sucre, des jus de fruits concentrés ou d’autres édulcorants parmi leurs ingrédients. Pourtant, "ces arômes et sucres ajoutés peuvent exercer une influence sur les préférences gustatives des enfants en augmentant le goût pour les aliments plus sucrés", rappelle l’OMS. Bien que les fruits et les légumes conviennent aux nourrissons et aux jeunes enfants, "le taux très élevé de sucres libres des purées disponibles dans le commerce est également préoccupant", ajoute l’agence onusienne.
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