Cinq actes chirurgicaux "inutiles" passés au crible

29/11/2017 Par Marielle Ammouche
Chirurgie

La Fédération hospitalière de France (FHF) vient de publier un atlas régional sur les pratiques médicales en France, qui visait à mieux connaitre les disparités géographiques en matière d’actes chirurgicaux.

Réalisé par la société HEVA cet "Atlas des variations de pratique" révèle "des écarts majeurs entres régions qui confirme l’ampleur du recours aux actes inutiles" affirme la FHF. Pour dresser ce tableau, la FHF s’est concentrée sur 5 actes : la césarienne programmée, le pontage coronaire (sans infarctus du myocarde), la chirurgie du rachis, l’endoprothèse vasculaire et les interventions sur le cristallin, sur l’année 2016, en comparant le nombre d’interventions pour 100 000 habitants. Ce travail montre que les variations géographiques sont particulièrement marquées en ce qui concerne la chirurgie du rachis. Le taux national est, en effet, de 148 pour 100 000 habitants. Il est le plus faible en Ile de France compris (entre 102 et 128), alors qu’il varie de 177 à 192 en Bourgogne Franche-Comté. L’offre de soins ne doit pas être mise en cause car le taux apparait plus bas dans les zones où il y a le plus de praticiens. Autre exemple, la pose d’endoprothèse vasculaire, dont le taux national est de 233 pour 100 000 habitants : la Bretagne affiche un taux de recours entre 160 et 214, tandis que l’Alsace Champagne Ardenne Lorraine montre un taux compris entre 272 et 353. Concernant la césarienne, le taux national est de 217 pour 100 000 habitants, avec un taux deux fois supérieur en PACA ou en région parisienne qu’en Nouvelle Aquitaine. Et pour certains départements l’écart passe du simple à 20 fois plus. Des différences majeures sont aussi constatées au sein des secteurs public et privé (coefficient de variation de 21,2% dans le public, contre 69,2% dans le privé), expliquées par l’aspect plus rémunérateur de cet acte que l’accouchement normal. Cette différence se retrouve aussi de façon importante pour la chirurgie de la cataracte, atteste l’atlas. Pour la FHF, ces différences montrent que de nombreux actes chirurgicaux sont inutiles. "Ces disparités doivent être analysées afin d’en comprendre précisément les raisons. Mais surtout, elles soulignent la nécessité de s’emparer désormais de ce sujet pour des raisons de santé publique et économiques" conclut-elle.  

Faut-il restreindre les conditions d'accès au secteur 2?

Herve  Koskas

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Nous restons dans le gre à grè. L information doit etre claire: pas de surprise ; pas de dessous de table; c'est le but du S2 !. ... Lire plus

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