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Soins aux victimes d'attentats : tous les carabins seront formés

28/07/2017 Par Sandy Bonin
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Dès la rentrée prochaine, les techniques de soins aux victimes d'attentat, dont certaines issues de la médecine militaire, vont être enseignées à tous les étudiants en médecine.

Après les attentats de Paris en 2015 et Nice en 2016, "ce risque peut toucher toute la France (...), y compris des endroits qui ne semblent pas aussi exposés que Paris et les grandes villes" et n'ont pas la même offre de soins d'urgence, explique à l'AFP le professeur Pierre Carli, chef du SAMU de Paris. C'est pourquoi il faut "former les médecins de demain" à cette éventualité. Pierre Carli a cosigné dans The Lancet un "retour d'expérience" sur les attentats avec sept autres professeurs dont les services avaient eu à intervenir (hôpitaux parisiens de l'AP-HP, CHU de Nice, sapeurs-pompiers de Paris et service de santé des armées). Tout soignant, qu'il soit médecin, pharmacien ou dentiste, doit posséder une formation de base appelée "attestation de formation aux gestes et soins d'urgences" (AFGSU) estime le Dr Carli. Jusqu'à présent, elle n'était délivrée que par les Centres d'enseignement aux soins d'urgence (CESU) dépendant des Samu de chaque département. Elle pourra désormais l'être par les facultés de médecine et le service de santé des armées (SSA), explique à l'AFP le professeur Bruno Riou, chef des urgences de la Pitié-Salpêtrière à Paris et doyen de la faculté de médecine Pierre-et-Marie-Curie (Paris 6). "Les facultés ont intégré dans cette AFGSU les éléments clés de la formation d'aide aux victimes du terrorisme comme la pose de garrot, les pansements compressifs et les principes actualisés de secours aux victimes en milieu hostile", détaille-t-il. Il précise que cela "devrait être opérationnel dans toutes les facultés à la rentrée universitaire 2017-18 et a déjà été intégré par certaines". [Avec AFP]

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