Attaques terroristes : "Les généralistes doivent être formés", préconisent les urgentistes

26/07/2017 Par Sandy Bonin

Préparer les soignants civils à la médecine de guerre, à l'éventualité d'une attaque chimique, identifier les victimes plus rapidement… Les urgentistes mobilisés lors des attentats de Paris et Nice proposent des mesures dans un document publié mercredi dans la revue médicale britannique The Lancet.

Ce "retour d'expérience" est signé par huit professeurs dont les services ont eu à intervenir lors des attentats (Samu, hôpitaux parisiens de l'AP-HP, CHU de Nice, Sapeurs-Pompiers de Paris et service de santé des armées). Depuis les attentats de Paris en novembre 2015, les urgentistes ont commencé à être formés aux techniques de médecine militaire pour traiter des blessures à l'arme de guerre. Au premier rang de ces techniques, le "damage control": assurer sur place le minimum de soins nécessaires à la survie du patient avant sa prise en charge en milieu hospitalier. Les signataires du texte préconisent que ces techniques soient enseignées aux généralistes et aux étudiants en médecine. "Dans les rues de Paris (lors des attentats), il y avait des généralistes qui ne savaient pas forcément quoi faire", explique à l'AFP l'un des rédacteurs du texte, le professeurs Pierre Carli, chef du SAMU de Paris. Par ailleurs, "les services d'urgence doivent être préparés à affronter des scénarios très différents, dont des attaques à l'arme chimique", poursuivent les auteurs du texte en citant "le sarin, le gaz moutarde ou la chlorine". Le document insiste également sur la nécessité de "protéger les hôpitaux contre les attaques". "C'est un nouveau défi pour les autorités de santé. Les lieux médicaux ne sont plus des sanctuaires mais des cibles pour les terroristes", est-il écrit. Enfin, les auteurs du texte jugent que "l'identification des victimes a été une carence lors des attentats de Paris et de Nice", ce qui a rendu les choses plus difficiles encore pour les proches. De nouvelles procédures permettent d'identifier plus vite les victimes grâce aux empreintes digitales, à l'ADN et aux empreintes dentaires, sans attendre que l'autopsie soit réalisée, relèvent-ils. [Avec AFP]

Faut-il réformer l'Ordre des médecins ?

Pascal LIGIER

Pascal LIGIER

Non

Comme dans toute organisation professionnelle, qu'elle soit syndicale ou autre, on trouvera toujours des abus avec des notes de fr... Lire plus

4 débatteurs en ligne4 en ligne
 
Vignette
Vignette

La sélection de la rédaction

Enquête Gynécologie-Obstétrique
Mal payés, épuisés, trop exposés : les gynécologues désertent les maternités
02/04/2026
14
Psychiatrie
"La caisse me réclame plus de 40.000 euros" : le combat d'un psychiatre pour des prescriptions basées sur les...
08/04/2026
15
Maladies rares
Qu’est-ce que le syndrome de Moersch-Woltman, dont est atteinte Céline Dion ?
01/04/2026
14
Déontologie
"On m'a sali alors que je n'ai fait que rendre service" : un médecin retraité jugé pour avoir continué à...
10/03/2026
0
Chirurgie
Grands brûlés : les défis de la reconstruction cutanée
06/03/2026
3
La Revue du Praticien
Diabétologie
HbA1c : attention aux pièges !
06/12/2024
2