Mort d'un étudiant en médecine après une soirée d'intégration : le procès s'ouvre ce mardi
L'Université de Lille va comparaître sur le banc des accusés dans l'affaire du décès de Simon Guermonprez, étudiant en médecine fauché sur l'A27 après une soirée d'intégration alcoolisée. Les trois organisateurs de la soirée, ainsi que le chauffeur de poids lourd à l'origine de l'accident seront également jugés. Le procès s'ouvre ce mardi 20 janvier.
Le 9 juillet 2021, Simon Guermonprez, 19 ans, meurt fauché par une balayeuse sur l'autoroute A27, à hauteur de Sainghin-en-Mélantois (Nord). Quelques heures plus tôt, l'étudiant, tout juste admis en deuxième année de médecine à la faculté de Lille, participait à une soirée d'intégration au cours de laquelle il aurait consommé beaucoup d'alcool, lui qui, d'après ses proches, ne buvait jamais. "Même à son anniversaire, il ne buvait pas une goutte", témoigne son père dans les colonnes de Charlie hebdo.
Tout commence le soir du 7 juillet. Simon, qui a appris son passage en deuxième année de médecine deux jours plus tôt, est contacté par des étudiants d’un an ses aînés. Il se rend en voiture à une soirée de "pré-intégration" lors de laquelle il rencontre ses futurs camarades de promo et se choisit une équipe d'intégration. Ce soir-là, Simon ne boit pas.
Le lendemain soir, il se rend à sa soirée d'intégration, mais sans voiture cette fois. Son père le dépose à la station de métro la plus proche et lui promet de rester joignable s’il fallait venir le chercher, relate Charlie hebdo. Ce soir-là, plusieurs dizaines de jeunes se réunissent dans un appartement lillois, revêtu de bâches pour l’occasion. Lors de la soirée, les étudiants en deuxième année sont sommés par leurs aînés d’avaler le contenu de douze grandes seringues, composées principalement de vodka. Sur son bras, Simon porte huit marques de feutre, une pour chaque dose ingurgitée.
Aux alentours de 23 heures, Simon commence à se sentir mal. Accompagné par son ami, il rejoint le métro et commande un VTC pour rentrer chez ses parents. Arrivé non loin de son domicile, Simon fait demi-tour à pied, en direction du pont autoroutier qui relie la commune. Au-dessus du trafic, Simon fait un selfie. La suite, ce sont les enquêteurs qui en formulent l’hypothèse, relate Charlie hebdo. Le téléphone serait tombé sur les voies et il serait allé le chercher, se faisant ensuite renverser par un camion. "Simon n’aimait pas particulièrement les photos, et n’avait jamais fait de selfie de sa vie, s’interroge son père. On voit sur cette photo qu’il n’est pas dans son état normal." La piste du défi de bizutage sera abordée pendant l’audience.
Le procès va s'ouvrir ce mardi 20 janvier. Les trois étudiants organisateurs, le chauffeur du poids lourd et l’Université de Lille seront sur le banc des prévenus mardi 20 janvier prochain, au Tribunal correctionnel de Lille. "Il faut simplement que la justice rende une décision ferme pour dissuader les étudiants de pratiquer le bizutage et les universités de le tolérer", espère le père de Simon.
[Avec charliehebdo.fr]
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