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Au sein de ces hôpitaux à Bruxelles, les gardes assurées par les étudiants ne sont plus rémunérées
Environ 300 étudiants sont de garde tous les mois au sein des trois établissements de l'HUB. Depuis mars, ces gardes ne sont plus rémunérées.
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Après la décision "unilatérale" de l'Hôpital universitaire de Bruxelles (HUB) de ne plus rémunérer les gardes assurées par les étudiants, les principaux concernés durcissent le ton. D’après une enquête, mise en avant dans un communiqué commun de plusieurs organisations étudiantes, 93% des étudiants en médecine sont prêts à suspendre leurs gardes au HUB.
Environ 300 étudiants issus des facultés de médecine de l'ULB et de l'UMons sont de garde tous les mois au sein des trois établissements de l'HUB (l'Institut Jules Bordet, l'hôpital Erasme et l'hôpital universitaire des enfants Reine Fabiola). Jusqu'ici, ces gardes faisaient l'objet d'un défraiement couvrant les frais de mobilité pour s'y rendre. Mais depuis le mars, ces gardes ne sont plus rémunérées.
Le système, mis en place depuis de nombreuses années, ne se présente pas comme une réelle rémunération, rappelle la RTBF, Radio-télévision belge. "Ce sont des défraiements qui vont d’une trentaine à une cinquantaine d’euros en fonction d’une garde de week-end ou une garde de semaine", explique Elias Fariss, président du Comité inter-universitaire des étudiants en médecine, cité par la RTBF.
"Une injustice organisationnelle inacceptable"
Dans un courriel adressé aux étudiants, mentionné par la RTBF, l’HUB explique que cette décision fait suite à un contrôle de l’Office national de la sécurité sociale (ONSS), ayant imposé une mise en conformité avec les règles en vigueur. Mais l'ONSS, contacté par la RTBF, conteste avoir demandé explicitement la suppression du défraiement.
"Exiger des étudiants qu'ils assurent un tel volume de gardes - gratuitement - constitue, aux yeux des organisations signataires, une injustice organisationnelle inacceptable, un flagrant mépris, et un profond irrespect du travail de ces futurs médecins", peut-on lire dans le communiqué signé, notamment, par le Comité inter-universitaire des étudiants en médecine (CIUM) et le Bureau des étudiants administrateurs (BEA).
Un préavis de grève a été déposé et une assemblée générale se tiendra le 13 avril. Objectif : "voter officiellement les positions du mouvement étudiant et de planifier les modalités d'action concertée".
En parallèle, les organisations étudiantes rappellent qu’elles sont "demandeuses d'un dialogue constructif, responsable et respectueux de leur travail qui demeure essentiel dans une chaîne de collaboration entre les différents soignants". Mais selon ces organisations, "aucun contact n’a été établi" avec les directions de l’HUB et de l’ULB.
[Avec RTBF et La Libre]
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