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Hantavirus : confinés à l'hôpital Bichat, ils saisissent la justice pour rentrer chez eux
Deux retraités, qui étaient à bord du navire MV Hondius où foyer d'hantavirus s'est déclaré, sont toujours confinés à l'hôpital Bichat (AP-HP). Ils annoncent saisir le juge des libertés pour pouvoir rentrer chez eux.
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Ils étaient à bord du MV Hondius, nom de ce navire qui s'est transformé en foyer d'hantavirus, il y a plus d'un mois désormais. Pourtant, aujourd'hui encore, ce couple de retraités, Julia et Roland Seitre, est toujours confiné à l'hôpital Bichat (AP-HP), à Paris. Devant la caméra de France 2, ils ont annoncé saisir le juge des libertés, avec pour objectif de rentrer enfin chez eux.
"On espère tout simplement être renvoyés chez nous pour finir le confinement dans notre maison tranquillement, tout simplement. Comme ce qui avait été prévu au départ et ce qui a été mis en place dans tous les pays d’Europe", explique Roland Seitre à nos confrères.
Ils ont pu également détailler les conditions dans lesquelles ils vivent depuis plusieurs semaines. "On a une vue sur l'extérieur, mais on n'a pas d'accès à l'extérieur. C'est quand même contraignant, on va dire. C'est assez carcéral", ajoute le sexagénaire. "On a droit à une heure de sortie par jour pour aller se promener dans la cour de l'hôpital", complète sa compagne. Un droit qui n'a toutefois été débloqué "qu'après trois semaines", soulignent nos confrères de France Inter.
Seau et gant de toilette
Les premiers jours étaient d’ailleurs encore plus stricts. "Nous n'avions pas d'accès à une salle de bain. On avait une chaise avec un seau pour nos besoins et un gant de toilette à humecter pour notre toilette", raconte Julia Seitre. "Ils n'ont pas eu le droit de prendre une douche, ni d'utiliser le lavabo pendant trois jours, ni d'utiliser les toilettes pendant deux semaines, par souci de sécurité", complètent nos confrères de France Inter.
Le couple doit également subir deux tests par jour. Cela pour vérifier les "constantes habituelles" (température, pression artérielle, rythme cardiaque, etc.). Cela s’ajoutant à des prises de sang, deux fois par semaine.
Leur gendre a toutefois pu leur apporter une "vraie serviette de toilette" et… "une bouteille de vin", comme l'indique France Inter. "Nous n'avons pas encouragé ces visites qui compliquent les vies de tout le monde, avec équipement de sécurité et échange par hublot, ça manque de convivialité", complète le couple.
Pour le moment, malgré le fait qu'ils ne soient pas malades, leur sortie de l'hôpital n'est prévue que le 21 juin.
[avec France Inter et France 2]
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